Arnauld Pontier
Littérature générale et imaginaire

The Avenue in the Rain

Parution : 18 août 2018

LE QUATRIEME DE COUVERTURE

L’image est celle de la femme éternelle. Une image qui se fiche des controverses sur la réalité ou le fantasme de cette « féminité » idéale : de la place de chaque sexe sur le vaisseau de la vie. Cette femme, c’est celle qui naît de la vision d’un homme ; il ne cherche pas en elle son semblable, son égale : en elle, il voit l’espérance, l’amour qui l’attend, un jour, quelque part, en dépit du temps qui passe et des aléas de la vie. Ou bien l’amour qu’il a perdu, manqué. Femme, sœur, marraine, mère… elle est là jusque dans la défaite : jusqu’à la fin.

Fixée en une seule et belle image, cette femme éternelle est l’allégorie de la vie. Force et douceur. Attirance. Respect. Mystère. Elle est notre désir.

En quatre textes, sur une photo emblématique, c’est cette figure de proue, cette égérie qui est illustrée, espérée, fantasmée. Remerciée. « Tout est sauvé, une femme est avec nous », écrivait Victor Hugo, dans sa correspondance, en 1853. Ainsi soit-il. 
 L'avis des internautes 

 

UNIVERSELICEC

3 octobre 2018

Troublant ainsi c’est le mot que je choisis à cette seconde où j’écris pour essayer de vous parler de ce magnifique recueil de nouvelles. Troublant oui,  et très émouvant. Je pense que chacun fait son interprétation de ces textes sensibles à fleur de peau. De peau de femme, granuleuse, sensuelle, douloureuse. Peut être en passant à côté de ce que l’auteur a voulu dire… Mais il nous les a livrés comme un cadeau, douceur de son art. Alors libre à chacun de les accueillir comme il les entend, les ressent..

Je suis, depuis ses premiers livres édités chez Actes-Sud, sous le charme de cet auteur, il a toujours réussi à séduire la lectrice que je suis. Et ici je retrouve justement cette belle plume, délicate et élégante. J’ai savouré chaque mot sensiblement et minutieusement bien choisis pour dépeindre la femme, cette femme que l’on retrouve dans toutes ces nouvelles. La plume est délicate, attentionnée et poétique et le tableau est à la fois savoureux et douloureux. De cette ville surnaturellement sous les eaux, de ces landes énigmatiques à l’odeur de la mort, alors que tout conduit au désespoir, elle est là. Elle est là, doux souvenir, sensuelle et emprunte d’espoir. Dans cette noirceur sans limite. D’une photographie il en a fait une femme éternelle.

Vous l’aurez entendu ce plaisir de lecture que fut le mien à la découverte de ce recueil qu’humblement j’essaie de vous murmurer à l’oreille. The avenue in the rain, ce sont des nouvelles puissantes qui ne peuvent nous laisser indifférent par la magie et la beauté poétique que l’on respire à chaque page.

Cécile Pierre

 

LES CHRONIQUES DE LEE HAM

1er octobre 2018

La pluie. Sous toutes les latitudes. Dans toutes les situations. A chaque page, les mots se posent au gré de la vie. Au gré des émotions. La solitude enrobe le tout. Jusqu’au bout. De la vie. De la fin du rêve. De la fin du cauchemar. Au bout de l’amour sous toutes ses formes. Au bout de tout. Chaque nouvelle nous présente une situation spécifique. Cette nouvelle qui semble être le commencement. La fin. Le re-commencement. Des nouvelles où la douleur est extrême. Où le poids de la vie semble insoutenable. Où la solitude est prenante. Forte. Etouffante.

The avenue in the rain est un recueil qui se lit d’une traite. Le lecteur se sent envahi par cette pluie purificatrice. Cette pluie maudite  où même le monde semble être au bout de tout. Au bout de lui-même. Les mots sont poétiques. Doux. Forts. Extrêmes. Limites. Pleins de vie. Pleins de mort. Les mots sont la pluie et la pluie est un mot. Un mal. Un souvenirs. Une gomme qui efface la vie souffreteuse. Qui pousse l’homme à revoir son âme. Son cœur. Pour devenir humble face à la douleur. Face au manque.

The avenue in the rain vous prendra au cœur. A l’âme. Et vous emportera dans la vie trouble. Douloureuse des personnages. Un recueil qui vous emportera dans leurs faiblesses. Leurs rêves avortés. Leur humanité. Vous vous trouverez face à vous-même et à vos troubles. Mais, la pluie est là. Elle nettoie, balaie, emporte les mauvais jours. Les souvenirs en suspens. Les désirs non accomplis. Laissez-vous aller. La pluie vous accompagnera. Un superbe recueil. Très beau. Très fort.  Merci à Evidence Editions. Ma note 19/20.

Lee Ham

Critique reprise sur FNAC.COM


LES MILLES ET UNE PAGES DE LM

10 septembre 2018

Des nouvelles qui donnent une place privilégiée à la féminité, c’est aussi tellement beau parce que c’est un homme qui a écrit ce recueil.
 

La lecture de ce recueil est une aventure en soi, je découvrais la plume d’Arnauld Pontier, comme toute première expérience, cela nous marque. Je sais que je vais relire cet auteur, pour la beauté de son écriture, l’imagination qui abonde dans ses textes, pour la force et la détermination qu’il livre dans son message.

Parti de son regard posé sur une photo de cette femme qui tient ses cheveux, tous les mots posés sur ses pages sont directement liés avec elle, ce qu’elle dégage, ce que l’auteur ressent à la regarder, ce que notre esprit veut bien interpréter, etc. C’est une lecture pour la femme que je suis assez instructive, éducative et initiatique.

Je vous conseille de prendre quelques minutes et de découvrir ces belles nouvelles d’Arnauld Pontier, ce qui fut une belle découverte pour moi.

Martine


L'ANTRE CLAIRE / BABELIO / INTERNET NOUVELLES

24 septembre 2018

Ce livre est un recueil de plusieurs nouvelles, quelques-une absolument géniales et d'autres moins intéressantes. Je vais détailler tout de suite.

La première nouvelle éponyme SF traite du dernier homme sur Terre dans un style noir et jouissif. L'auteur rajoute quelques bonnes inventions et on ressent tout de suite la misère du personnage principal dans un décor parfaitement décrit de manière poignante. Je dois dire que c'est la meilleure nouvelle du recueil à mon avis.

"Le coeur à nu" est pour moi la deuxième meilleure nouvelle. L'aspect étrange et fantastique apparaît avec justesse petit à petit et j'ai tout de suite sympathisé avec cette femme qui subit un étrange destin. La fin est à la fois dure et extrêmement bien imaginée, c'est court et intense.

Quant aux deux dernières, j'étais moins convaincue par "La photographie", que je n'ai pas bien compris, et par "Syrtes", qui, malgré le style, est moins une nouvelle qu'une évocation de l'auteur.

Bref, un recueil à lire pour les deux principales nouvelles, noires, fortes en émotions, et avec un style remarquable.

Claire

 

LOU DES BOIS

27 septembre 2018

The Avenue in the Rain et autres nouvelles est, comme le titre l’indique, un recueil de nouvelles. Il y en a exactement 4, 4 nouvelles qui tournent autour d’une femme, de son histoire ou de celle de celui qui l’aime. Même quand le personnage principal n’est pas une femme, il y a forcément une intervention féminine plus ou moins marquée. La femme, celle de la photo, possède une place intriguant au fil des histoires et c’est amusant de voir les différentes interprétations de l’auteur. C’est angoissant d’écrire une chronique sur ce livre car je pense que les avis qui en ressortent sont purement subjectifs et j’ai peur de ne pas avoir saisi le sens entier de ce que l’auteur a souhaité nous transmettre.

Ce livre est vraiment étonnant. Il a beau être court, il nous transporte durant quelques instants. Il nous retranscrit des émotions diverses et variées qui nous transpercent. Parfois, on ressent de l’incompréhension, parfois de la compassion, parfois de la tristesse ou encore du dégoût. Entre rêve et réalité, les histoires nous apportent un brin de réflexion. Le tout est remarquablement rédigé, l’auteur possède une écriture très poétique qui rend des événements tristes voir horribles, presque doux et magiques.

Chaque nouvelle est un poème, chaque histoire débute avec une citation qui annonce le ton. The Avenue in the Rain n’est pas un livre comme les autres, il n’est pas là pour plaire à un grand nombre mais pour faire passer un message à certains. Il apporte douceur et inconfort tout en finesse. Avec les mots, Arnauld Pontier pointe les mauvaises choses de la vie, je pense notamment au passage dans l’hôpital avec un homme qui se permet de tripoter une patiente dans le coma.

C’est assez fou comme l’auteur peut nous transporter en nous décrivant des situations quotidiennes avec ses mots. Je pense que le plus gros point fort de ce livre est le style de l’auteur. Il y a vraiment quelque chose de léger, de fort et d’énigmatique à travers les mots de ce livre. Je ne saurais pas vraiment expliquer, mais finalement, les histoires n’ont pas vraiment d’importance parce qu’on est juste porté pour les mots de l’auteur.

Les émotions sont vraiment présentes dans ce livre malgré tout, entre tristesse et remords, les personnages sont sujet à beaucoup de sentiments qui se mêlent. Entre les regrets des parents, la tristesse d’un homme amoureux, l’envie d’agir ou de rester en retrait d’une personne lambda… Bref, on ne voit pas le temps passer et je pense que c’est le genre de livre qu’on peut relire plusieurs fois avant d’en saisir le véritable sens.

Je remercie encore une fois l’auteur et sa maison d’édition pour leur confiance.

Lou

Critique reprise sur Amazon.fr


Mais aussi...

 

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J’ai terminé la lecture de The Avenue in the Rain et autres nouvelles, d’Arnauld Pontier, paru chez Evidence Editions, dans la collection Anthologia. Il s’agit d’un court recueil de quatre nouvelles, où la femme joue un personnage central.

Je crois qu’il ne servirait à rien de décrire ces nouvelles, d’en faire un résumé qui en donnerait un aperçu synthétique. En effet, les nouvelles d’Arnauld Pontier ne peuvent que se lire d'une traite, sans déposer le livre. Les résumer reviendrait à priver le lecteur potentiel du plaisir de se laisser porter par le style de l'auteur, et par son art presque hypnotique. Car Arnauld Pontier n'est pas qu'un auteur ; il est aussi un écrivain pour qui la plume ou le clavier sont un prolongement du corps.

Cette femme centrale, que l’on retrouve souvent derrière la vitre d’une fenêtre sur le monde, on la découvre aussi dans son roman Equinoxe, paru chez Actes Sud, même si elle est différente, un peu. « J’ai toujours commencé mes histoires par celle d’une femme qui m’observe, derrière une vitre », écrit-il au début de sa dernière nouvelle.

Cette femme, dont il dit qu’elle lui donne la force d’écrire, n’est ni belle ni laide ni féline ; elle est au contraire cabossée, fracturée par les épreuves de la vie. Elle a aussi le portrait du silence, lequel n’est seulement troublé que par le bruit de la pluie sur l’asphalte. Une pluie qui n’en finit pas de tomber, lancinante, glauque, gluante. Une pluie qui lui ruisselle sur le visage, semblable à des larmes... à moins qu’elle ne soit qu’un peu de buée sur un miroir, où le reflet de l’auteur disparaît peu à peu, laissant sa place à ses émois.

Mais ce livre n’est pas qu’un poème impressionniste en quatre actes. Il est aussi un récit de style post apocalyptique, ou peut-être une simple photographie non révélée de la mort présente, ou alors de quelque chose de pire encore que la mort, quand il reste encore la conscience de l’isolement, dans un mouvement impossible. 

Dumè Antoni - octobre 2018

 

The Avenue in the Rain, voilà ma ballade poétique du jour. Un merveilleux recueil de nouvelles signé Arnauld Pontier. Une photographie inspirant un écrivain, une femme.

Cette femme l'auteur nous la livre avec poésie, sensualité mais aussi avec violence et interrogation..
La femme est présence, absence... ESPERANCE.

Des textes d'une rare beauté; pour certains d'entre vous, vous savez combien j'aime la plume d'Arnauld Pontier, découvert il y a ouh !... pas mal d'année désormais ... Il a su séduire l'humble lectrice que je suis, par une plume élégante, exigeante.
Merci, Arnauld, pour ce beau cadeau, cette lecture intense, émouvante, troublante...
Cela commence sous la pluie... et moi je l'ai lu sous le soleil bienfaiteur de cette très belle journée...

Cécile - 3 octobre 2018