Arnauld Pontier
Littérature générale et imaginaire

Dimension Arnauld Pontier

© Rivière Blanche
Illustration : Grillon

Parution : 20 décembre 2015

LE QUATRIEME DE COUVERTURE

« Pointe nord de l’île. Une bande de terre épaisse et graveleuse séparait en deux l’embouchure de l’ancienne rivière : d’un côté, s’étendait à perte de vue un amas de galets noirs et gluants, de l’autre, un vaste espace pratiquement asséché – ce qu’il restait du lit de l’Hudson River. Sur la rive, la même bande de terre rapportée serpentait jusqu’au pied de l’espèce de tour monumentale qui trônait là, seul relief encore visible sur l’île, ultime vestige d’un temps révolu depuis des millénaires... »

En 27 nouvelles, de fantastique et de science-fiction, pour la plupart inédites, vous allez croiser le diable, rencontrer la Mort, visiter d’étranges planètes, contempler le futur, découvrir, aux aguets, derrière la banalité du quotidien d’inquiétantes forces et faire connaissance avec des espèces extraterrestres qui ne nous veulent pas forcément du mal… Car la magie de la nouvelle, c’est cela : en peu de mots vous proposer de multiples et imprévisibles voyages.

Les titres : Liberty Island/Un point sur la Lune/La bête/Epitaphe/L'homme de sable/Baptême/Les chats/Les chiens/Le hibou/Eau/La mer reviendra à Wattebléry/Dernière chance/La mort/Résurrection/Le dernier trophée/L'inconnu du nouvel an/Planète sauvage 78/Les enfants de Paradis/Tolérance/Le Diable/Le marchand de cages à musique/L'aube/La fleur de chair/Le wagon/Gus/L'arêne/L'oeuf.

LA FLEUR DE CHAIR

" On ne peut s'empêcher de penser à Vian... Et je ne peux m'empêcher de dire que c'est mieux que Vian. Plus fort. Une écriture qui porte un texte, qui l'ancre dans les mémoires. Des finitions ciselées avec soin : c'est incontestablement de la belle ouvrage." - Vis9Vies - Atramenta - 02/01/2018


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 Revue de presse 

 

DELICES ET DAUBES

J’avais apprécié son roman chez Rivière Blanche, alors j’essaye son recueil de nouvelles au titre bizarre mais c’est la collection qui veut ça. Parce qu’il n’y a pas qu’une dimension, ni au monde, ni à l’auteur.

On ne s’ennuie pas pour plusieurs bonnes raisons. D’abord les nouvelles sont courtes (en briton ou amerloque des shorts, pas de novelettes ni de novelas). Donc, si vous vous faites suer, vous passez à la suivante (y en a plein : vingt-sept). Cela m’est arrivé sur un truc tellement hard science que je n’ai pas tenu. Ensuite ce sont de vraies histoires avec une fin, une chute on dit. Et j’ai lu des paquets de textes où seule l’ambiance importait, avec une fin ouverte ou pas de fin du tout. Et enfin c’est un joyeux mélange de SF et de fantastique, ce qui fait que l’on est chaque fois surpris.

J’ai apprécié l’esprit, avec un humour  discret et une légèreté générale. Par contre j’ai tiqué sur les introductions précédant chaque texte. Cet exercice difficile a une fâcheuse tendance à être prétentieux (la palme revenant à ce vieil Isaac) et ne sert pas à grand-chose. Chacun(e) peut voir ou comprendre ce qu’il veut dans un texte, pourquoi l’auteur l’a écrit n’a pas, pour moi, d’intérêt.

Dommage que le recueil s’achève sur un texte hommage à velléité humoristique qui ne m’a pas fait rire.

Sinon, le temps passé à la lecture de ce bouquin était agréable et ce n’est pas à chaque fois, comme vous le savez…

Henri Bademoude

 

PHENIX WEB

14 juin 2018

Comme la plupart des livres de la série "Dimension", c'est un recueil de nouvelles, mais pour une fois un recueil de textes de l'auteur indiqué dans le titre.
Nouvelles variées, parfois science-fictives, parfois fantastiques. Avec jeux de mots plus ou moins débiles (ne dites pas que vous n'aimez pas !), chutes originales, bref que dire d'autre sans spoiler ? Lisez-le.

Georges Bormand


24 février 2016

Ce recueil de nouvelles présente des textes courts appartenant à différents genres de l'Imaginaire (essentiellement du fantastique et de la science-fiction).

Dans l'ensemble, j'en ai plutôt apprécié la lecture, même si certaines histoires m'ont moins plu que d'autres. Le recueil a aussi je trouve, par moments, un petit côté "intellectuel" qui m'a agacée : l'auteur étale un peu trop ses connaissances dans certains domaines, ce qui m'a parfois donné l'impression d'être prise de haut.

D'une manière générale, les histoires fantastiques sont celles qui m'ont le moins convaincue. Je pense que c'est en grande partie dû au petit texte introductif précédant chacune des nouvelles, qui donne par ailleurs des informations intéressantes sur le contexte d'écriture mais en dévoile trop, je trouve, sur le contenu. En conséquence, très peu de chutes m'ont véritablement surprise, la plupart étaient même assez évidentes dès le départ.

Je retiens toutefois quelques nouvelles du genre : Les chatsL'inconnu du nouvel an et Le wagon sont intéressantes. Je place en troisième position Le hibou, qui n'est pas sans rappeler Le portrait oval de Poe et La fleur de chair en deuxième position pour sa poésie et son étrangeté. Mon texte préféré est incontestablement Le marchand de cages à musique, un petit bijou de fantastique comme je les aime, avec juste ce qu'il faut d'incertitudes et de mystère.

J'ai dans l'ensemble bien aimé les textes de science-fiction, qui m'ont donné envie d'en découvrir plus sur les romans de cet auteur. Au fil des histoires, on retrouve des personnages qui ont quitté la Terre dans l'espoir de trouver une vie meilleure sur une autre planète, ce qui donne l'impression de saisir quelques instants appartenant à un univers beaucoup plus vaste, fourmillant de personnalités et de possibilités.

Eau et Baptême m'ont particulièrement plu pour leur originalité. Mais ma nouvelle préférée du genre reste Les enfants de Paradis, dont l'univers m'a très vite accrochée : j'ai presque regretté qu'elle ne soit pas plus longue, j'aurais voulu y rester un peu plus longtemps.

Plusieurs textes ont donc retenu mon attention dans ce recueil, et certains suffisamment pour me donner envie d'en découvrir un peu plus sur cet auteur. Affaire à suivre...

NokomisM

 

Rê-v-alité
14 mai 2016

Auteur de romans, récits, nouvelles et poésies, Arnauld Pontier a également dirigé l’anthologie de science-fiction Dimension système solaire.

On le retrouve avec sa propre anthologie Dimension Arnauld Pontier mêlant deux genres : science-fiction et fantastique.
Pour introduire celle-ci, il rappelle au lecteur de ne pas confondre la nouvelle avec une histoire courte. Elle possède ses particularités : courte, mais efficace, elle crée une atmosphère particulière, capture immédiatement le lecteur, son attention, contrairement au roman, qui le mène sur la longueur grâce au développement de son intrigue. L’intention et la lecture de ceux-ci sont donc différentes.

Philippe Ward, dans sa Post-face appuie l’idée de cette spécificité, et du plaisir de la lecture. Il témoigne du savoir faire de l’auteur, sur ce format et dans les « mauvais genres ». 

Dans son anthologie, l’auteur présente chaque nouvelle, les remet dans leur contexte : écrites selon l’inspiration ou pour un appel à textes, usant de thèmes qui lui tiennent à cœur.

Celles ci sont bien construites : l’auteur mise sur les classiques et apporte une atmosphère détaillée, claire et permettant l’immersion immédiate. S’il s’appuie sur les codes connus des lecteurs de science-fiction et de fantastique, il ne se laisse pas aller aux clichés, gardant sa touche personnelle. Il apporte un message, une idée, se pose sur une situation donnée, sur un moment, un instant précis.

Le lecteur se trouve vite happée par l’histoire, pour certaines plus que d’autres, selon ses goûts, ses préférences littéraires, mais chacune sait se montrer efficace, avec une écriture précise et claire.
Si l’auteur présente son intention, et les messages qu’il veut faire passer en introduction, il ne spoile pas pour autant, et arrive bien souvent à surprendre le lecteur malgré lui.

Les fins se présentent sous forme de chutes toujours soignées, et se concluent de manière plus ou moins efficace. Elles sont généralement noires, sombres et sans espoir, mais tombent parfois un peu à plat. Certaines nouvelles de l’anthologie m’ont scotchées plus que d’autres, même si toutes restent agréables à la lecture.

Arnauld Pontier trouve influences et inspirations dans diverses ressources. S’il s’appuie sur un mythe serbo-croate pour l’une de ses nouvelles, il sait aussi se servir des mythes et légendes conférant un statut et un pouvoir particulier aux chats ou aux hibou. Il s’attarde aussi sur le phénomène de l’effet papillon. S’il rend hommage à Lovecraft, Jean Ray, Philipe K Dick ou Boris Vian, il sait aussi s’inspirer du cinéma avec le film Prédator. Les sources sont donc très variées et bien d’autres idées viennent alimenter son imaginaire et enrichir son univers.

Plusieurs thèmes ressortent dans l’anthologie. L’homme s’y voit souvent puni pour sa stupidité (les guerres et conflits destructeurs, ses habitudes nocives, telle son avidité démesurée). Ce peut être la nature qui reprend ses droits suite aux conflits. Même les éléments peuvent se rebeller : l’eau, le sable. Des planètes vivantes les piègent pour satisfaire leurs propres intérêts, leurs propres besoins. Ce peut être également des créatures surnaturelles qui prennent leur revanches ou des extra-terrestres qui prennent le contrôle, envoûtent et créent des pièges élaborés. La prise de pouvoir peut se faire perfidement : une invasion facile sur le long terme qui mène à l’extinction de la race humaine.
 
L’auteur exploite aussi le pouvoir de créatures jugées insignifiantes, faisant parti du quotidien, dont on ne conçoit pas la dangerosité : les chats (et leur don), les chiens (qui servent de catalyseur pour l’éveil des humains), le hibou (porteur de malédiction) et la femme charmante (mais fatale au double sens du terme). Les sceptiques avides et matérialistes voient leurs certitudes s’ébranler et en paient le prix. Ceux qui désirent croire goûtent à de réels moments de bonheur.

Le temps s’avère parfois un élément à part entière de la nouvelle. Manipuler et rembobiner le temps propose un éternel recommencement. Les boucles dans le temps sont autant de chances données, ou peut être un jeu à grande échelle, une expérience ?
 
La quête d’identité se complexifie quand le corps se métamorphose, ou quand le clonage est en jeu : comment savoir se différencier entre modèle et clone. 

En conclusion, j’ai découvert dans l’anthologie Dimension Arnauld Pontier, un univers qui lui est propre, des thématiques classiques mais traitées avec sa touche personnelle et souvent avec originalité. Le mélange science-fiction et fantastique m’a beaucoup plus. Si j’ai apprécié les nouvelles de manière inégale selon ma subjectivité, chacune est écrite et construite avec soin. 
Je remercie le forum Au cœur de l’Imaginarium et les éditions Rivière Blanche pour cette excellente découverte.

Malka


 L'avis des internautes 

 

Babelio

Dimension Arnauld Pontier : Un recueil de nouvelles tour à tour futuristes ou fantastiques, où l'on retrouve dans toute sa splendeur l'écriture d'Arnauld Pontier. Des textes intelligents, dans une langue sans concession à la facilité ; des univers qui nous font aller loin ; des héros parfois touchants, parfois à tuer mais toujours emmenés malgré eux vers des situations improbables, au gré du cerveau prolixe et souvent facétieux de leur créateur.

Pontier est un auteur que je suis depuis ses débuts et qui n'a cessé de me surprendre, tant par la qualité de ses écrits que par la diversité des genres littéraires qu'il explore. J'ai pris un grand plaisir à le voir enfiler son costume d'écrivain fantastique, je suis certaine que Monsieur Poe lui tirerait son chapeau.

Romanesca - 27 juillet 2017


Amazon

Un joli livre, avec des histoires très différentes les unes des autres, qui mêle science-fiction, fantastique, bit-lit... Je l'ai lu en deux jours. Belle écriture, aussi, qui suscite des images fortes dans la tête ; thèmes originaux et variés, je recommande. J'ai particulièrement aimé l'hommage à Boris Vian, en fin d'ouvrage, une nouvelle intitulée :"L'Oeuf" : très drôle.

Clarisse - 3 janvier 2016


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Ce que j'attends d'une anthologie, c'est de ne pas lire 10 fois la même chose. Ici, c'est un feu d'artifice, ça part dans tous les sens !

"Les chats" : pas de la SF, les chats sont bien comme ça.
"Le hibou" : là je râle car le hibou est mon totem.
Les plantes... espérons que le moment venu les humains ne seront pas comme ça
"La dernière chance" : Je ne serais pas sauvé.
Faut que je fasse des progrès et, sur plusieurs récits, j'espère que l'humanité saura être meilleure que celle décrite, mais je crains...
Tout plein de moments de lecture inoubliables.
Voici un auteur qui a des idées, tout plein d'idées, et qui sait quoi faire avec.

Marcel Pfefferlé - 26 juillet 2017

 

Pour ce dernier opus, Dimension Arnauld Pontier, je me suis comporté un peu comme un dauphin : plonger, retour à la réalité – refaire de l'air au sortir d'une nouvelle - puis replonger de plus belle dans la suivante...

En 27 plongeons, Arnauld nous téléporte, nous dépayse, nous questionne et nous poêtise, ce qui n'est pas courant dans cette branche mal aimée de la littérature qu'est le fantastique et la science-fiction.

Or, et il le prouve à nouveau ici, notre homme est avant tout un écrivain, avec son style, précis, rigoureux, et sa manière subversive de faire entrer la poésie dans le récit, sans le rendre pompeux ni mièvre.

Et puis cette gourmandise des mots rares que l'on ressent chez lui, dont il parsème délicatement ses écrits, avec une note en bas de page dont il nous gratifie charitablement, nous évitant ainsi de devoir sortir le Robert qui dort dans la bibliothèque... - le mull, l'ipséité... N'ayez crainte, la lecture est fluide, agréable, même lorsqu'il rentre dans des considérations plus « scientifiques », c'est fait avec légèreté, ça ne nuit pas à la compréhension – pour les rétifs aux "sciences dures" – c'est juste là car le propos l'exige...

Les sujets choisis ne sont pas forcément originaux, mais leur diversité, leur traitement littéraire, l'angle choisi et la chute donnent à ce recueil de nouvelles une saveur et un style que l'on trouve rarement en SF.

Le dernier recueil de nouvelles qui m'a procuré autant de plaisir, c'était il y a bien longtemps, Nouvelles de l'Anti-Monde, de George Langelaan, c'est vous dire !

A consommer donc, sans modération !

Michel Lathuraz - 18 janvier 2016
 

"J’ai terminé Dimension Arnauld Pontier, recueil de nouvelles paru aux éditions Rivière Blanche. En règle générale, je ne suis pas fan de nouvelles ; je préfère les gros pavés – sous réserve qu’ils soient bons, bien sûr – parce que j’aime prendre du temps pour m’imprégner de l’atmosphère, de l’univers, de l’intrigue aussi, que l’auteur distille avec son style qui lui est propre et que l’on reconnaîtra d’un ouvrage à l’autre. Avec Arnauld, j’avais l’expérience d’Agharta, le temps des Selkies, roman paru aux éditions Asgard, et de La marelle Hopscotch, une nouvelle parue dans un recueil ("Histoires de… Folies") chez Lune Écarlate. Je savais donc, par expérience, en commandant Dimension Arnauld Pontier, que j’avais choisi une valeur sûre. Non seulement parce qu’Arnauld sait créer un climat, le partager, mais aussi parce que sa plume est claire, précise et élégante, et que j’aime les auteurs qui articulent leurs phrases avec l’amour des mots et de la langue.

 
J’ai donc découvert son dernier recueil avec sa première nouvelle intitulée « Liberty Island », qui se déroule dans un New York post apocalyptique si lointain qu’il n’en reste plus qu’une « bande de terre épaisse et graveleuse » et une « espèce de tour monumentale », « ultime vestige d’un temps révolu depuis des millénaires ». D’emblée, le décor est posé, inquiétant, car on sait très vite qu’il va se dérouler quelque chose de spécial… Je suis entré dans l’intrigue en quelques lignes et j’étais séduit au point que j’aurais aimé que l’histoire se poursuive encore et encore. Mais la fin est arrivée, si vite, si brutale, que je me suis surpris à dire « Déjà !?!? ». Et je me suis rappelé que j’avais dans les mains non pas un roman, mais un recueil de nouvelles et que je ne devais pas l'aborder de la même façon que je l'aurais fait avec un gros pavé. Ainsi que le précise Philippe Ward – qui dirige cette collection chez Rivière Blanche – dans sa postface : « un recueil de nouvelles est comme une assiette de tapas : vous avez en face de vous une dizaine de mets […] Vous trouvez délicieux un plat, un autre un peu moins bon, mais c’est toujours un plaisir de découverte. » Je n’aurais su mieux l’exprimer.

 
J’ai donc poursuivi la lecture comme l’on découvre à chaque fois une courte histoire étonnante, étrange, amusante, crispante, sensuelle, poétique… jusqu’au bout. Si je devais choisir ma préférée, je dirais « Tolérance », parce que j’ai un faible pour les contemplatifs, et aussi parce que le thème me fait un peu penser à une sorte de western galactique, avec des « indiens » et des « cowboys » d’un genre un peu spécial. J’ai beaucoup aimé aussi « La fleur de chair », non seulement à cause de son originalité, mais aussi par l’élégance poétique de l’écriture. J’en citerais bien d’autres, mais je réalise que mon discours est déjà très long. Je vais donc conclure en disant que ce recueil de nouvelles est une belle découverte, et pour moi qui n’étais pas un amateur de tapas, je crois que je vais désormais changer mes plans restos."

Dumè Antoni - 06 janvier 2016
 

Price Minister

J'ai bien aimé. Les histoires se suivent sans se ressembler et on trouve différents genres d'imaginaire mélangés. Et l'écriture est agréable. J'espère un tome 2.

Marissadevil - 10 janvier 2016