Arnauld Pontier
Littérature générale et imaginaire

Sur Mars - Récit de voyage en terre rouge

NOUVELLE EDITION - Revue et augmentée

Parution : mars 2019

LE QUATRIEME DE COUVERTURE

Et soudain, c'est l'écrasement. Une pression quatre fois supérieure à la gravité terrestre, qui nous plaque sur la couchette. Je crois mourir. Que mes yeux sortent de mes orbites. Que mon cœur va exploser dans ma poitrine. Et puis, au bout de deux minutes trente, un arrêt brutal, à l’inverse, nous propulse en avant, fait décoller nos épaules, malgré les sangles qui nous attachent. Avec l’arrachement de la coiffe de protection, la lumière nous envahit alors dans un bruit sourd : l’éjection de notre tour de sauvetage.

Tout va bien. Tout se déroule comme prévu. Nous avons survécu au lancement. Le baril de poudre sur lequel nous étions assis n’a pas explosé. Il a rempli sa mission : nous sommes libérés de l'attraction terrestre.

Le point de vue de l'éditeur

En mars, c'est Arnauld Pontier qui prend les commandes. Destination la planète rouge avec un carnet de voyage qui nous arrive du futur, journal de bord de la première mission humaine à  débarquer sur Mars en 2025, avec l'espoir fou d'y découvrir la vie ou de percer les mystères de cette planète si proche de nous, de notre imaginaire, et pourtant si lointaine.

Véritable hommage à  la culture martienne (des romans aux films, en passant par les études scientifiques), empreint d'un réalisme troublant, Arnauld nous fait vivre l'odyssée comme si nous y étions. Nous sommes à  bord de la fusée, nous faisons partie de cet équipage mixte, nous partageons le quotidien de ces hommes et ces femmes qui se préparent à  mettre le pied sur cet astre mille fois visité en songe.

Un récit de voyage où l'émotion flirte avec la contemplation et l'émerveillement, à  tel point qu'on en oublierait presque que ce monde fascinant, hostile et inexploré, sera le berceau d'un nouveau départ, d'une nouvelle humanité et que cette rencontre changera à  jamais notre vision de l'exploration spatiale.


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PREMIERE VERSION (Parution : 11 mars 2009 - Epuisée)

LE QUATRIEME DE COUVERTURE

Arnauld Pontier revient de la planète rouge. Oui. Il a marché sur Mars. En 2016.
Son journal de bord en est la preuve. Il détaille par le menu les mystères de cet astre frère sans les percer tout à fait. Comment le pourrait-il, du reste, alors que c'est la vie même qu'espère découvrir cette première mission humaine ?
Mais la vie, c'est d'abord celle de l'équipage, mixte, confiné, obnubilé par la routine et les consignes de sécurité.
Tout semble réglé comme un livre de comptes...

The journal of an adventurer who walks on the planet Mars in 2016.
He describes the Red Planet in terms of speculation and theories of writers and scientists over the years (Grant and Cutler Ltd.)


 Revue de presse 

 

LE GALION DES ETOILES

13 août 2019

 

 

Je n'ai qu'une chose à dire sur ce livre : publicité mensongère !!!
 
L'éditeur veut nous faire croire que l'on a acheté un petit livre de SF, mais il n'en est rien. Nous avons ici simplement le journal intime du premier homme à avoir mis le pied sur Mars et son équipe. Bon le seul problème, c'est que les évènements décrits auront lieu dans environ 6 ans (ce texte est écrit en août 2019), et que je ne comprends pas par quel moyen ils ont eu accès à ce journal, à moins d'avoir une DeLorean ou de connaitre un bon docteur...
 
Trêve de plaisanterie, ce livre est un pur chef-d'œuvre.
 
Ecrit à la première personne, il permet au lecteur de s'identifier au héros, comme si on se remémorait des souvenirs de vacances. Le texte est parsemé de références à la culture SF, des anciens magazines des années 50 aux séries TV récentes, de Jules Verne à Ray Bradbury, etc...
 
Niveau probabilité scientifique, on atteint un très haut niveau, tout me semble crédible (au vu de mes minces connaissances dans ces domaines), documenté et à la pointe des connaissances à ce jour. Peut-être que certains de nos Galionautes scientifiques pourront (en commentaire) nous éclairer de leurs lumières.
 
Une chose est sûre, on est embarqué dans ce voyage vers la planète rouge, avec ses moments de doutes, de joies. Les personnages ne sont pas des héros bodybuildés, mais des gens « normaux », sélectionnés pour leurs connaissances et leurs capacités. On assiste à un moment Historique de l'intérieur, comme si Neil Armstrong avait tenu un livre de bord de la même façon en 1969.
 
Dernier élément qui, d'un point de vue purement objectif et impersonnel, m'a touché dans cette lecture, c'est la date où notre héros a "amarsit": le jour de mon anniversaire et je trouve que c'est un magnifique cadeau ^-^.
 
La définition des éditions 1115 est d'être une agence de voyages littéraires, et pour le coup, il ne pouvait y avoir meilleure façon de présenter ce livre.
Djackdah Nielle

 

COMITE SFF

26 juillet 2019

 

Sélection du comité : Voici une novella atypique en forme de récit de voyage (ou journal de bord) du première homme à poser le pied sur Mars : à savoir un spécialiste de physico-chimie organique spatiale, un des 6 de la mission Ares VI (2025-2026).

 

L'absence de rebondissements déstabilisera sans doute certains lecteurs mais d'autres seront touchés par la dimension poétique des réflexions de ce carnet autour de l'imaginaire martien, de l'enfance et du rapport à l'espace, ou saisis de curiosité scientifique aiguillée par les vrais documents qui ponctuent les pages du journal (photos de la surface, plan de Roover, liste des missions martiennes, lien vers le site de la NASA).


 

BIFROST

12 juillet 2019

 

Paru une première fois aux défuntes éditions Nicolas Chaudun, Sur Mars – récit de voyage en terre rouge a bénéficié d’une réédition amendée chez « l’agence de voyage littéraire » 1115 en ce mois de mars (forcément). Le titre de ce court roman indique bien le projet  : raconter l’aventure de la première expédition humaine en direction de Mars. En mai 2025, profitant d’une fenêtre de tir adéquate, ils sont six, deux femmes et quatre hommes, d’une quarantaine d’années ou plus, issus de diverses nationalités – on ne saura pas lesquelles, l’intérêt est ailleurs –, à quitter la planète bleue pour notre rouge voisine. Leur mission sur place : préparer les suivantes, en vue d’une colonisation ultérieure. Le narrateur, anonyme, tient un journal ; cette expédition est pour lui une manière de rendre hommage à son père, graveur. Et s’il ne trouve pas de vie martienne, peut-être y rencontrera-t-il tout de même l’amour.

En une petite centaine de pages, ponctuées par des photographies aériennes de la surface martienne, Arnauld Pontier nous raconte cette aventure humaine et scientifique, très référencée – que ce soit du côté des œuvres inspirées par Mars (pensez Bradbury, Burroughs et les autres) ou des découvertes apportées par les sondes arpentant sa surface. Les descriptions détaillées de la planète rouge – pour ainsi dire, on y est – sont le point fort de l’ouvrage. Sous cet aspect-là, l’immersion est réussie. Néanmoins, on sait que l’atmosphère martienne est pour le moins ténue, et cette novella pâtit justement d’un léger manque de souffle qui lui empêche d’emporter totalement l’adhésion.

Erwann Perchoc

 

 

 

YOZONE
27 mars 2019

 

2025 : première expédition habitée vers Mars afin d’y établir des têtes de pont pour les futures équipes. Après six mois de voyage, un homme effectue ses premiers pas sur l’astre rouge. Les six astronautes ont une mission bien précise : monter des campements autonomes pour ceux qui les suivront. Ces derniers pourront alors tout de suite être opérationnels. Ils se déplacent à travers des sites grandioses aux noms évocateurs et qui ont fait tourner les têtes.

Après la conquête de la Lune, les têtes se sont tournées vers Mars, l’astre rouge qui fascine les hommes et pour l’instant se dérobe encore. Les observations de sa surface ont donné lieu à interprétations, ses canaux associés aux fameux Martiens...
 

Dans La guerre des mondes, de H.G. Wells, ils se lancent à la conquête de la Terre, alors qu’Edgar Rice Burroughs y envoie son héros John Carter pour toute une série d’aventures martiennes. Empreintes de poésie, les Chroniques martiennes de Ray Bradbury relatent la fin de ses habitants avec l’arrivée de la première mission terrienne. Les exemples de la sorte pullulent, alors qu’apporte Sur Mars à ce corpus ?

Arnauld Pontier expose la première expédition à s’y rendre. Avec sobriété, il évoque les différentes étapes permettant de s’établir sur la planète rouge. Pour lui, il faut y mettre les moyens et ne pas faire dans la demi-mesure. Les pionniers doivent préparer le terrain. Leur rôle s’avère ingrat et gratifiant à la fois, car ils se déplacent à la surface de la planète pour établir les campements des astronautes déjà en cours de route. Chaque poste est doublé, chaque maillon est indispensable pour la réussite globale de la mission. Sans s’étaler outre-mesure, l’auteur permet aux lecteurs d’appréhender la complexité d’une telle entreprise. Il reste assez clinique, c’est-à-dire ne se perd pas dans des considérations futiles, comme des relations amoureuses entre membres de l’équipe, dont chacun est conscient de l’enjeu, de l’importance de ne pas se disperser avant l’accomplissement pleine et entière de ses tâches.
 

Le personnage qui partage ses impressions se souvient de son passé, de sa fierté d’être un des élus, mais il vit au quotidien, concentré sur le travail à effectuer, tout en évitant de se projeter dans un avenir qu’il lui reste à construire.

Multiplier les théâtres d’opérations relève de la bonne idée, d’autant que chaque changement est accompagné d’une photo des lieux. Leur étrangeté prête à la contemplation, l’imagination divague, avant d’être rattrapée par la routine de l’équipée qui n’est pas venue pour faire du tourisme, mais lancer le vaste projet de s’établir sur Mars. Les personnages ne servent que de faire-valoir, le vrai centre d’intérêt n’est autre que la planète rouge et la fascination qu’elle dégage.

Arnauld Pontier nous sert un récit d’anticipation réaliste sur les moyens à mettre en œuvre pour y aller et le charme martien opère. Il réussit à réveiller l’explorateur qui sommeille en chacun de nous et à nous transporter sur Mars, tout en canalisant son imagination.

Il faut aussi saluer ce bel objet. Sur Mars est d’un petit format tenant très bien dans la main. Les photos provenant de la Nasa enrichissent l’ouvrage, y apportant un indéniable cachet avec cette touche scientifique. Il est aussi complété par quelques données sur la planète et la liste réactualisée des missions martiennes.

François Schnebelen

 

GALAXIES

N° 5 -  été 2009


C’est avec amusement, voire un brin de condescendance, que le fan de science-fiction considère généralement les incursions des auteurs mainstream dans son domaine de prédilection. Il faut dire que ces encanaillements littéraires ponctuels n’aboutissent le plus souvent qu’à la redécouverte de l’eau chaude et leur lecture conforte alors les a priori négatifs.

Autant le dire tout de suite, Arnauld Pontier n’est pas de ces écrivains au pied tendre qui partent à la conquête des nouvelles Amériques, tels ces randonneurs improvisés, chaussés de tongs, se lançant à l’assaut de balades copieusement balisées et réputées faciles. C’est même d’un talon assuré qu’il foule la poussière rouge du sol martien. Il sait, visiblement, l’exigence des contrées qu’il aborde, et le fait donc avec une manière d’humilité témoignant d’un profond respect pour le genre et l’exercice.

Arnauld Pontier connaît Mars, la vraie et l’autre aussi, celle des générations d’imaginatifs ont réinventée – ce récit de voyage en terre rouge leur rend hommage.

Crédibilisé par un solide bagage technique et scientifique, ce journal de bord d’un membre du premier vol habité vers Mars est enrichi par la maîtrise d’une prose où l’introspection prime sur un événementiel scrupuleusement confondu avec le programme de la mission. Le style dépouillé dit parfaitement l’aride beauté des étendues martiennes et l’état d’esprit du narrateur. La restitution appliquée des étapes de l’implantation trahit un sens élevé de la responsabilité mais aussi la peur qui guette, et dessine en négatif le fantôme de solitude et de déracinement tapi dans l’âme de l’explorateur. Un explorateur qui marche sur un fil, entre émerveillement et effroi, investi de l’espoir des hommes d’ouvrir un nouveau monde.

Un livre contemplatif, empreint de nostalgie martienne et animé par un puissant désir de nouveau commencement.

Jonas Lenn

 


LE SOIR

7 août 2009


[...] Comme un irréductible, Arnauld Pontier revient à l'essence même de l'Odyssée : la première mission sur Mars. Dans Sur Mars - récit de voyage, il tient le journal de bord d'un des explorateurs martiens de 2016. D'une belle simplicité et d'une émotion intense. La lune, c'était il y a 40 ans, dit l'auteur. Il est temps d'aller sur Mars.

Jean-Claude Vantroyen


SCIENCE-FICTION MAGAZINE
N°64 - juillet/août 2009

S’il est un exercice littéraire difficile, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’un cadre imaginaire, c’est bien le récit de voyage. Arnauld Pontier revient de la planète rouge. Il est un nouvel Armstrong pour un astre peut-être encore plus mythique que notre bonne vieille Lune. Nous sommes en 2016 et un homme va le plus simplement du monde nous rapporter dans son journal de voyage ses impressions sur un voyage, tout d’abord, qui comme on sait est souvent plus essentiel que la destinée.

Sans prétention mais au moyen d’un sens aigu de la perspective, l’auteur nous rapportera méticuleusement tous les sentiments qui sont les siens lors de cette odyssée silencieuse. Ses compagnons de voyage en double pour chaque tâche allouée, car dans l’espace il faut être remplaçable. Ensuite, ce qui est le plus touchant, c’est de voir cette culture populaire avec laquelle l’auteur nous parle de ce mythique astre rouge. D’emprunts aux Chroniques martiennes de Bradbury aux références épiques si typiques du roman feuilleton américain qu’on nommait encore science-fantasy (Barsoom d’Edgard Rice Burroughs), tout en passant par les grands classiques cinématographiques (La Guerre des mondes, etc.), voilà qu’Arnauld nous parle, mieux, nous transmet des climats, des senteurs. Et c’est là que le rêve martien commence à prendre réellement forme. Au jugé, puis de façon plus exemplifiée, l’auteur nous raconte alors cet astre sous les yeux de ceux qui tout au long de notre histoire culturelle n’ont eu de cesse de le rêver. Dejah Torris pourra apparaître pour certains comme quelque chose de bien abscons, quand pour d’autres elle sera celle qui à jamais incarnera cette princesse martienne, à mi chemin entre une adepte sadienne des sexualités interdites et une princesse qui attend à jamais le retour du bel Orphée.

Arnauld ne fait pourtant que relater des impressions que son voyage engendre dans ses déambulations éternellement nocturnes, ponctuées ça et là de réflexions très terre à terre, comme la nécessité du plaisir pour des adultes confinés dans le même espace des voyageurs. L’auteur rêve des atmosphères à partir d’un donné brut, et peu à peu s’installe dans les pensées de ses lecteurs des lieux communs, mieux une sentimentalité. C’est de cette « nostalgie de l’inconnu » qui touche si bien les mémoires qui ont su s’épancher par la voix d’un conteur sincère dont Arnauld nous relate l’histoire. Et c’est de cette histoire en attente d’universalité que nous raconte ce journal de bord comme d’une édification. Mais bien plus, quand Arnauld aborde la toponymie d’un lieu que jamais personne auparavant n’a foulé avant lui, il se met à poser une nouvelle correspondance secrète. N’hésitant pas à mettre en branle des étymologies très anciennes (Shalbatana Vallis qui en Akkadien signifierait Mars), il ne pose pas de frontière, d’étrangeté, d’inconnu, mais pose plutôt des ponts, des passerelles. A ces mots anciens, dont les hommes se sont servis, pour cartographier un monde inconnu, Arnauld y fait correspondre d’autres noms très anciens de notre histoire (Babylone, etc.) personnelle. Ainsi, aux topos géographiques d’un monde l’auteur y fera correspondre des topos romantiques. Car Mars c’est plus qu’une idée, c’est un rêve d’empire, ce far-west si revendiqué par la plume d’un Burroughs. Infantilisme conquérant, « sens of wonder », « wirldeness », l’auteur a bien compris là qu’il s’agit d’universalité, plus de barrière, plus de populismes arrêtés aux terres que définissent des frontières. L’américanité s’est ici mutée en un très sincère cosmopolitisme au service de l’homme et de ses rêves, ses dieux de mars et ses princesses en péril, ses sciences secrètes et ses bastions survolés de nefs en forme de chars de guerre.

Mais le rêve, même s’il a la part belle dans ce journal, n’est qu’une texture réconfortante pour apaiser les difficultés que vont endurer les voyageurs, entre les caprices d’un climat hostile et les lieux sur lesquels ils vont devoir naître à nouveau. Car si pour Armstrong fouler le sol lunaire était un grand pas pour l’humanité, pour Arnauld, fouler le sol rouge de cette terre guerrière, c’est comme une nouvelle naissance.

En achevant ce petit livre sans grande prétention, on sera alors assailli par un incroyable sentiment de joie, celui d’avoir partagé un voyage qui nous ressemble. Nous pourrons alors en déduire que nous tenons-là l’une des plus belles métaphores martiennes jamais écrite, puisque la référence envers le cycle de Barsoom et son héros, John Carter est plus qu’évidente. En franchissant les barrières dimensionnelles, John se retrouve sur Mars comme un étranger, un nouveau-né, et il en est de même pour ceux qui comme l’auteur vont habiter cette terre comme des nouveau-nés.

Ce livre, c’est le rêve que devraient emporter dans leurs bagages les futurs voyageurs qui tenteront un jour, qui sait, de marcher sur cet astre qui a fait voyager de si nombreux rêveurs immobiles, même si pour l’auteur, autre trait réaliste, les plus grands voyages demeurent physiques (c’est très américain, comme vision)…

Si cet ouvrage (roman naturaliste ?) plein d’humilité et de bon sens avait été publié aux Etats-Unis, il aurait pu sans aucun inconvénient décrocher un prix Hugo. C’est tout à l’honneur de son maître d’œuvre…

Emmanuel Collot

 

 

SCIFI-UNIVERSE

8 juin 2009

 

 
Une chronique martienne

 

Je fais ce premier pas avec maladresse. Comme si c’était mon premier pas d’enfant. Ma mère est devant moi, elle me tend les bras. Je lâche les barreaux de mon parc. Mon cœur bat fort. C’est fait. Je marche. En moi quelque chose se rompt. Je viens de concrétiser un rêve. Mais je viens aussi, du même coup, de le briser : tout est allé trop vite. Je n’ai pas fait ce pas comme je l’avais rêvé, comme il aurait fallu ; il a été trop maladroit. Je n’ai pas songé à le vivre assez et il est derrière moi.


Quand on fait une chose pour la première fois, cela fait toujours quelque chose, ça peut être grisant, excitant, ou encore décevant. Quand on est la première personne au monde à faire cette chose, il n’y a plus de doute, c’est une sensation unique, paradoxale, de solitude et de béatitude… C’est du moins ce que je me suis dit un soir d’adolescence en contemplant la Lune et en me rappelant qu’un jour de 1969, un homme fut le premier à y poser son pied.


Dès lors je jalouse Arnauld Pontier de cet ouvrage, car il devient grâce à sa prose, le premier homme à marcher sur Mars ! Mais c’est une chance, car il a la plume facile et va nous proposer de coucher son périple sur papier et de nous le livrer. Nous suivrons donc la route de l’équipe d’astronautes jusqu’à la Planète Rouge. Nous les y verrons établir une première base, assurer la mise en place de cultures hydroponiques, explorer les environs. S’observer et fantasmer sur d’interdites relations sexuelles entre membres de l’expédition. Le tout richement étayé de références scientifiques et SF que le lecteur prendra plaisir à aller vérifier en fin d’ouvrage dans les notes, références et autres annexes.


C’est sur la promesse d’un monde nouveau que se finira ce petit traité de voyages interstellaires.

Une lecture facile et agréable, et qui tient ses promesses par sa simplicité et sa souplesse. Bien entendu elle laissera sur leur faim les aficionados du genre, en effet ceux qui auront lu la trilogie martienne de Kim Stanley Robinson n’auront qu’une envie (s’ils ont néanmoins le courage de digérer à nouveau le premier tome), se replonger dedans.

Thomas K.


KEEP WATCHING THE SKIES !

nº 62-63 - juillet 2009 

 

 

Curieux objet pour de la S.-F., et curieux livre pour de la littérature générale. C'est un petit objet, plus petit qu'un livre de poche, plus élégant aussi, ivoire plus que blanc, dont la couverture est illuminée par une typographie d'un orange soutenu et un disque de la même couleur, Mars bien entendu, avec ses reliefs et, en périphérie, une zone floue, comme une forme d'atmosphère. C'est un de ces petits livres précieux aux grandes marges, au texte comme une colonne de quotidien. Un bel objet, disons-le, comme nous n'en avons guère l'habitude ici. Rien que pour cela, l'éditeur mérite un coup de chapeau.


C'est aussi un récit sans histoire. Ou plutôt sans suspense identifiable, ni retournement, ni coup de théâtre. Loin de nos traditions nées du roman d'aventure. Le récit aplati de la première mission humaine sur Mars, sous forme de journal. Sans découverte sensationnelle, ni petit bonhomme vert, ni civilisation disparue, tout juste une atmosphère assez peu dense pour ne pas étonner, des matières premières des plus plausibles, les carcasses émouvantes des sondes antérieures. Sans catastrophe, ni tensions extraordinaires, ni drames, tout juste avec une opération rénale un peu délicate mais somme toute banale, et une histoire d'amour très en pointillé, plutôt unilatérale d'apparence, qui pourrait être plombée par quelque cynisme (stricto/stricto sensu), et dont il semble possible, sans nuire à l'intérêt de la lecture, de dévoiler qu'elle se finit par un baiser, dans une tradition plus qu'archaïque. L'amateur de naufrages, de découvertes, de courses contre la mort et de contacts du vingt-cinquième type, ou même de dilemme cornélien, de romantisme échevelé ou de marivaudage sous faible pesanteur, risque fort d'en être pour ses frais. Tant pis pour lui. C'est raconté. Point.

D'une certaine façon, c'est aussi le degré zéro de la divulgation scientifique, même si, encore qu'aux antipodes de toute esbroufe, cela soit loin d'être le degré zéro du style. Et la littérature générale pointe plus que son nez, ramène plus que sa fraise, avec le personnage principal, ses souvenirs d'enfance, l'ombre de son père, graveur amateur sans doute tué par les poussières de cuivre et les vapeurs d'acide… Reste que le “degré zéro de la divulgation scientifique” a son charme et mérite lui aussi un coup de chapeau ; que les souvenirs d'expéditions automatiques antérieures sont des petites madeleines pour tous ceux (qui commencent à vieillir) dont le goût pour la S.-F. a été amplifié par l'actualité d'une conquête de l'espace pas encore condamnée à tourner court ; que les références sont précises sans être pesantes, d'un strict réalisme sans didactisme abusif. Et que les amateurs de didactisme seront satisfaits par des annexes techniques (sur Mars et sur les missions antérieures, des échecs soviétiques de 1960 aux programmes américain, japonais, européen, programmés (on l'espère) pour 2010, 2013, 2014). Et satisfaits aussi par un minimum de bibliographie assez récente, et par diverses notes (seul bémol, tout de même, tant qu'à faire jouer les charmes de l'édition à l'ancienne, les dites notes auraient pu être en bas de page, rompant avec les superstitions récentes propagées par des éditeurs échappés d'écoles de commerce, aussi analphabètes qu'un politicien français d'origine neuilléenne, et persuadés que les dites notes de bas de page constituent autant de porte-malheur faisant fuir un public condamné de ce fait à tourner frénétiquement des pages pour trouver des commentaires ou des explications dont l'utilité varie selon les connaissances ou les curiosités de chacun. Fin de cette certes trop longue parenthèse).

Et malgré tout ce qui précède, ou à cause même de cela, il y a là quelque chose qui intéressera étrangement l'amateur de S.-F. Peut-être parce qu'il s'agit en quelque sorte d'un très oxymorique « steampunk d'anticipation » : à l'aune de la S.-F., une anticipation technique à sept ans d'échéance a forcément quelque chose de rétrofuturiste. Peut-être aussi parce que l'auteur connaît manifestement la S.-F., et l'apprécie. Sous toutes ses formes. En incluant une bibliographie (romans) qui va de Wells et Flammarion aux Belmas et à Eschbach, en passant par Dick, Robinson, Bear ou Baxter. En y ajoutant une filmographie brève, six références de la Guerre des mondes de 1953 à celle de 2005, mais pertinente. Et complétée dans le texte et les notes, par quelques autres titres, Lost in space ou Armageddon. Ou Matrix. En évoquant le souvenir de bandes dessinées “petit format”, Meteor, Cosmos et autres Atom kid, et des Voyages extraordinaires, cuvée 1935. Et un Galaxy de 1958. Plus Tintin, bien entendu. En évoquant les ascenseurs spatiaux et en renvoyant à Clarke. En saluant Roland Lehoucq. En casant des allusions à Stapledon, à Ballard, à Borges, mélangées avec d'autres, assez différentes et pourtant de même facture, à l'Atlantide de Pierre Benoit, au Racine de Phèdre, à Pierre Loti ou à Bertolucci… Bref, de quoi établir une complicité avec n'importe quel lecteur de KWS, ce me semble.

Autant dire qu'entre cette complicité potentielle, l'élégance de l'objet et de l'écriture, le plaisir de la lecture, l'étrangeté du propos (et le fait paradoxal mais évident que c'est la quotidienneté, la normalité, qui constitue[nt] la base de cette étrangeté), il serait bien dommage de passer à côté de ce livre. Ce qui pourrait bien arriver, et pas seulement à cause de son format inusité. Avis, donc, aux esprits curieux : il doit bien en rester…

Eric Vial


Egalement cité par QUARANTE-DEUX.ORG


ASTRONOMIE MAGAZINE
Juin 2009

A l'image de ceux que l'on trouve souvent dans les librairies pour la France ou le reste du monde, voici le carnet de voyage d'un des premiers hommes en partance pour Mars, en 2016. Impressions couchées sur le papier durant deux années de voyage et de mission, mêlant réflexions sur le sens de la vie et sentiments personnels. L'idée était bonne mais le texte vraiment trop vite lu !

CS

LIBERATION
18 mai 2009


Ce journal de bord d'une expédition sans précédent pourrait avoir été trouvé un siècle plus tard. C'est l'attrait de ce petit livre, où la voix du narrateur paraît fixée dans un passé lointain.
Pourtant, il raconte son voyage sur Mars en 2016. Le 10 avril de cette année-là, six astronautes s'entassent comme des sardines dans la capsule Orion en haut d'une immense fusée. Ils partent conquérir en piétons la planète rouge, bel écho aux pulps de la tendre enfance du narrateur.

Sur Mars, le quotidien est rythmé par les repas, les tâches à effectuer pour les prochaines missions et les tempêtes solaires. 'Je ne trouverai pas d'eau sur Mars -- c'est une autre équipe qui la trouvera, au fond d'un gouffre.' Mais cette découverte-là lui paraîtra mineure au regard d'une autre trouvaille...

François Rivière

NOOSFERE
21 mars 2009

Très curieux et très intéressant ouvrage que ce petit volume élégant publié chez l'éditeur Nicolas Chaudun, au sein de la collection Phileas Fogg destinée à accueillir des récits de voyage. Et c'est bien ce dont il est question ici, mais d'un voyage d'un genre quelque peu particulier : sur Mars !

Car Arnauld Pontier est allé sur Mars. Et il en est revenu. Aussi, pour faire partager ses émotions, il a décidé de publier son journal intime de ce périple. Émotions, mais aussi rigueur, puisque le narrateur est un scientifique, membre de la première expédition qui atterrira sur Mars. Elle a pour mission de créer un certain nombre de camps pour l'observation de la planète rouge, et de mener quelques expériences. Pour le narrateur, c'est aussi une quête personnelle, un hommage rendu à son père, sculpteur ; c'est au tour de son fils de prendre le relais, en façonnant l'avenir de l'humanité par le biais de cette campagne martienne.

Le journal est dès lors un mélange d'envolées poétiques, sur l'exploration spatiale, la place de l'homme dans son univers, et son avenir... et de considérations très hard science crédibles et parfaitement assumées par l'auteur. C'est de ce subtil amalgame poético-scientifique que naît tout le charme de ce roman totalement habité par un intense souffle de découverte.

Sur l’aspect hard science, l’auteur complète son ouvrage de nombreuses notes et informations culturelles et techniques ; certaines feront d’ailleurs sourire l’amateur de SF – comme préciser ce qu’est Matrix, ou les références à Bradbury ou Clarke – mais il ne faut pas oublier que, le livre étant publié chez un éditeur généraliste, le lecteur n’a pas nécessairement toutes ces références. On sent à la lecture de ces notes toute la passion que voue le romancier à la planète rouge, et cela donne comme un cachet de véracité à ce qui est raconté ici : oui, Arnauld Pontier est bien allé sur Mars, le veinard.

Dépouillé à l’extrême – le roman fait moins de 150 pages – Sur Mars est ainsi une très belle surprise, un livre qu’on n’attendait pas mais qui saura procurer un grand plaisir de lecture, et qui place d’emblée Arnauld Pontier sur la liste des auteurs à suivre de près. Le fait qu’il soit publié en collection non spécialisée risque de le priver de nombreux lecteurs potentiels, aussi, si vous lisez cette critique, vous ne pourrez pas dire que vous n’étiez pas prévenus !

Bruno Para


LA CLEF D'ARGENT
03 mars 2009

À première vue, Sur Mars, récit de voyage a tout du récit de SF écrit par un auteur généraliste (on dit aussi mainstream). À voir cette couverture sobre et élégante, cette mise en pages oblongue sur papier ivoire relié en cahiers cousus, à découvrir au fil des pages les notations en apparence nombrilistes du narrateur, on pourrait facilement imaginer qu'on a affaire une fois de plus à l'œuvre d'un écrivain qui n'aborde la SF que par jeu, avec distance et sans doute un peu d'ironie. On craint vaguement la fable philosophique. Encore un, s'apprête-t-on à penser, qui ambitionne naturellement sous ce prétexte de faire bien plus que de l'anticipation, bien d’avantage que de la perspective romancée...

On pourrait penser cela, mais ce serait injustement réducteur, car à lire pour de bon ce court roman d'un peu plus de cent mille signes, on se rend compte que ce récit de voyage finalement très intérieur, où chaque pas sur la planète rouge est l'occasion de réminiscences intimes ou d'associations d'idées à la pertinence épatante ; que ce récit, donc, s'enracine en fait dans un imaginaire scientifique et culturel que partagent désormais tous les lecteurs, qu'ils pratiquent assidûment la SF ou pas. Les interrogations qui agitent le narrateur rejoignent très directement celles de ces personnages de SF qui nous font souvent dire que la SF contemporaine a encore des choses à dire. « Il y a quelques chose de surnaturel dans la rencontre avec un objet du passé -- qu'il s'agisse d'un objet issu de sa propre vie ou de son patrimoine », songe par exemple le narrateur en apercevant le mât d'antenne de la sonde américaine Viking I. N'est-ce pas là le constat de toute une vie, celui que fait Michel, le personnage inoubliable de psy français de la trilogie martienne de Kim Stanley Robinson ?

Non, vraiment, le puriste de la SF aurait tort de bouder ce récit  universel qui le renverra, par des chemins, certes un peu détournés, aux meilleures pages de ses romans d'élection. Et le lecteur qui, depuis toujours, se détourne par principe de la SF trouvera là une excellente occasion de se familiariser avec un genre qui lui réserve quelques bonnes surprises.

De nombreuses notes, une bibliographie et différents documents complètent utilement le récit [...] D'un point de vue purement matériel, on se félicitera de tenir entre ses mains un livre dont les marges généreuses permettent de lire une page d'une traite, sans avoir à bouger ses pouces. C'est un détail, mais il a son importance. [...]

Sur Mars, récit de voyage : une expérience à tenter, qu'on aime la SF ou pas. Ce n'est pas si courant.

Philippe Gindre


Mais aussi...

LE MONDE DE L'IMAGINAIRE - Radio SF
20 mars 2009
Une émission proposée par Xheno


L'ECRIVAIN VOYAGEUR
Avril 2009


 L'avis des internautes 

 

LORHKAN ET LES MAUVAIS GENRES
07 octobre 2019

Le voyage vers Mars, tel qu’il se passera… un jour peut-être.

De tout temps, la SF nous a envoyés sur Mars ou fait côtoyer les Martiens. De Edgar Rice Burroughs à Andy Weir, de Ray Bradbury à Leigh Brackett en passant par H.G. Wells, Kim Stanley Robinson, Fredric Brown, Ian McDonald, Ben Bova, Gregory Benford, Gustave Le Rouge, Arthur C. Clarke, Michael Moorcock ou Philip K. Dick (et j’en oublie un paquet d’autres), la planète a toujours nourri l’imaginaire des auteurs. Et encore, je ne parle là que de littérature ! Car le cinéma n’est pas en reste.

Quoiqu’il en soit, Mars fait rêver. On y situe tout un tas d’aventures, parfois folles et débridées, parfois plus mélancoliques, parfois totalement imaginaires, parfois très réalistes. Et sur dans cette dernière case qu’il faut placer « Sur Mars » de Arnauld Pontier. Cette novella d’une centaine de pages nous donne en effet à lire le récit de voyage d’un astronaute en partance vers Mars avec cinq autres membres de la première expédition humaine vers cet astre tant convoité. Nul prétexte purement SF ici, la Terre n’est pas morte, les aliens n’ont pas débarqué pour nous chasser de notre planète bleue, non, simplement la poursuite (un brin uchronique, puisque l’arrêt du programme des navettes spatiales en 2003 suite au drame de Columbia a conduit à intensifier le programme martien) de la conquête spatiale, dans un but scientifique autant qu’humain.

Et donc nous voici en 2025, avec ce fameux premier voyage. Arnauld Pontier nous installe dans la tête de celui qui sera le premier homme à fouler le sol martien, puisque le texte est en fait son journal personnel. Le tout nous est conté de manière très réaliste, sur un ton très posé, factuel, assez distant d’une certaine manière, en tout cas loin de céder au spectaculaire. « Sur Mars » est le récit du voyage du narrateur, biologiste de son état, et qui dit journal intime dit description factuelle de ce qui se passe durant la mission, mais aussi différentes considérations plus personnelles sur ce qui l’entoure, ses collègues, la planète Mars elle-même, la mission, ainsi que d’autres pensées plus « philosophiques » sur la vie, l’humanité, ce qui la pousse en avant, etc… Après tout, l’auteur nous dit lui-même que « Tout voyage modifie le voyageur » et que « Le voyageur, aussi, modifie le monde ». Il y a donc de quoi réfléchir durant les deux an et demi que dure la mission (un an de voyage aller-retour et un an et demi sur place).

On est donc ici très loin de ce que pourrait nous servir un récit désirant faire dans le grand spectacle. C’est même tout l’inverse, il y a certes des moments de tension, des moments durant lesquels la mission pourrait virer au drame, mais le constat est simple : durant ces moments-là les astronautes sont spectateurs, ils n’auraient aucun moyen de renverser la tendance si un problème technique devait arriver. Dans une mission de ce type, un incident est synonyme de mort, les astronautes le savent et ne peuvent que se reposer sur les calculs réalisés par les ingénieurs lors de la mise au point de la mission et sur les ordinateurs qui les effectuent ensuite en temps réel. Voilà pour le spectacle : on croise les doigts et on attend que ça se passe. Si possible bien.

Pour le reste, le texte nous montre donc ce que pourrait être une mission martienne, une vraie, une réaliste, une mission qu’on espère voir arriver un jour, de notre vivant (en tout cas du mien, ça m’arrangerait…)

Arnauld Pontier n’oublie toutefois pas qu’il s’adresse ici à des amateurs de SF, et parsème son texte de nombreuses références, littéraires ou cinématographiques. Mais le coeur du récit reste la mission, détaillée, très documentée, avec photos du sol martien reproduit sur quelques pages, ainsi qu’un historique des missions lancées (avec un paquet d’échecs…) vers la planète rouge par différents pays. Un récit qu’on n’hésitera pas à suivre avec des cartes détaillées (ici, , ou bien avec ce site, ou encore, attention ça pèse un peu, ici. Et puis tant qu’on y est, si vous voulez en prendre plein les yeux avec Mars, n’oubliez d’aller voir le site de la caméra HiRISE qui équipe le satellite Mars Reconnaissance Orbiter qui tourne autour de la planète depuis 2006, ou bien les panoramas que Thomas Appéré concocte à partir des photos du rover Curiosity), histoire de visualiser au mieux le parcours des astronautes chargés de préparer sur plusieurs sites l’arrivée des astronautes suivants.

C’est court, mais c’est très sérieux, et la relative froideur du récit n’altère en rien le sentiment de rêve que ressent le lecteur au fil de la novella. Oui, un jour, vraiment, on aimerait vivre ça en vrai. 

 

JCGAPDY
2 octobre 2019

Si vous avez déjà admiré la délicatesse et la finesse des mosaïques du musée du Bardo, étudié à la loupe une eau-forte d’Albrecht Dürer, contemplé un ukiyo-e d’Utamaro, et mille autres beautés artistiques, vous aurez une idée de ce qu’a ciselé là Arnauld Pontier.

C’est court, incisif, prenant, d’une précision où chaque mot, chaque détail technique est soigneusement pesé, déposé à la brucelle dans chaque phrase, serti comme de fines bélières d’argent ou de vermeil.

L’étonnement vient du fait qu’il nous est offert la plus grande exactitude dans les aspects technologies de cette mission « Mars Direct », que ce soit les équipements personnels, le vaisseau – qui, partant de l’espace, va mener ce petit groupe d’explorateurs sur cette planète qui fascine les humains depuis la nuit des temps – ou les installations sur ladite Mars. Mais aussi sur cette « Terre » potentielle, que ce soit les lieux, les conditions météorologiques, et mille autres détails.

Ensuite, vient le plaisir d’une présentation sous forme de journal de bord, ou plutôt d’extraits – de morceaux choisis – que nous livre le narrateur dont nous ne connaîtrons qu’une partie de l’enfance et de ses aspirations, d’une part nourries grâce à son père et son métier, d’autre part grâce aux innombrables revues, journaux illustrés et textes sur l’espace et la science-fiction. Journal dans lequel viennent fort naturellement les points clefs de ce voyage puis de cette exploration d’un petit bout de planète – en un lieu soigneusement sélectionné, comme vous le lirez. Mais viennent aussi ses peurs, ses doutes, ses convictions, autant que ses questions, ses envies, ses espoirs…

Enfin, c’est ce premier pas sur la « Rouge », celui qui n’amène pas la grandeur ou l’héroïsme, mais va nous mener à nous interroger sur notre propre devenir. Celui de notre Terre, de notre monde fort saccagé et d’une idée que peut-être Mars pourrait un jour…

Un texte qui s’adresse à la fois aux amoureux de la SF et d’anticipation – autant que de prospective – mais aussi aux passionnés de Mars, de voyages spatiaux et d’explorations, aussi bien qu’à ceux qui n’y ont aucun attrait particulier, mais se posent quelque question à son sujet. Et donc à qui n’est pas attiré par la SF. Un voyage où on pourrait se croire à découvrir le Groenland ou Terre-Neuve aux côtés de Corte-Real ou Cabot, l’Antarctique aux côtés de Dumont d’Urville, Bonne-Espérance avec Dias, …
Ajouterai-je… ? Oui, je l’ajoute : le texte se complète de photos de certains secteurs de Mars, de graphiques explicatifs, d’une liste détaillée des missions ayant eu lieu, de liens vers les sites de la NASA aussi bien que des œuvres ayant trait à notre « rouge » cousine…

J’avais positivement adoré le premier tome de F.E.L.I.N.E., paru chez Rivière Blanche, parce qu’il offrait à l’imagination autant d’images que de mots. Je retrouve, ici, la même musique qui permet et d’entendre couler l’histoire et d’en voir le détail. Si j’ai quelque chose à souhaiter, ce serait d’espérer qu’un jour, Arnauld Pontier puisse s’envoler vers Mars et la parcourir afin de nous offrir un récit encore plus vaste.

Jean-Christophe Gapdy

 

BOOKNODE
Octobre 2019

Petit livre très sympa et bien documenté. Si vous voulez voyager sur Mars et que vous n'avez pas de navette spatiale à portée de main, n'hésitez pas à embarquer dans cette histoire !

Sylvia-34


UNIFICATION
23 août 2019

Après une introduction aussi brève qu’intelligente sur le « voyage » dans le sens noble du terme, l’auteur nous plonge dans les souvenirs d’enfance de son narrateur (autobiographique ?) puis son parcours (rapide), le menant vers Mars. La première partie traite du voyage vers la planète rouge, avec la routine, les habitudes qui s’installent pour tenir le temps du voyages, les tempêtes solaires et autres risques spatiaux, les rapports humains... puis l’arrivée sur Mars et la découverte en orbite de la planète un peu comme un guide de voyage puis l’attente avant de fouler pour la première fois le sol martien, l’installation et enfin la découverte de la planète.

La première chose qui frappe en ouvrant ce livre, outre le petit format amusant et original, c’est la qualité de l’écriture et l’intelligence de la construction. On a droit à un texte court donc, c’est le principe de la nouvelle, mais ce texte est extrêmement soigné et extrêmement bien construit. Il est écrit sous forme de carnet de voyage ou journal intime avec de longues périodes sautées, il n’est donc pas question ici de suivre un space opéra, ni un thriller martien haletant, mais plus le ressenti de celui qui fut (sera) le premier homme à marcher sur Mars et qui va, de son point de vue, louper son entrée... Une histoire profondément humaine et véritablement ancrée dans une réalité qui au-delà du récit propose une intéressante réflexion sur la vie en général.

Tout est au diapason du format du livre et tous les passages mériteraient un approfondissement. Mais l’auteur a fait le choix de la novella et finalement ça passe très bien, c’est assez clair, et il est indéniable que l’auteur est un fan de science-fiction, et qu’il connaît ses classiques dont il parsème les références tout au long de son roman. C’est un véritable hommage (déclaration d’amour ?) à la science-fiction avec son histoire succincte mais complète à la fois, et le récit comprend tout ce à quoi on peut s’attendre d’une telle histoire.

L’auteur nous raconte via le journal de son narrateur avec une certaine froideur ces quelques mois sur Mars, le travail préparatoire pour une terraformation à venir ; les premiers pas de l’homme sur Mars devraient ressembler à ça, c’est très précis sans devenir un dictionnaire technique du voyage ou de la vie sur Mars. Alors, deux réflexions sont à tirer de cette œuvre, la première est que le roman donne véritablement envie d’en découvrir plus de l’auteur, qui semble avoir une bibliographie hétéroclite et la seconde c’est que ce roman donne véritablement envie de lire ce qui arrivera après le passage de cette première colonie martienne dans un plus long roman, qui racontera le terraforming et l’installation définitive de la première colonie sur Mars.

Dans tous les cas c’est une lecture que je vous recommande parce que l’important ce n’est pas la destination mais bien le voyage.

Christophe Dasse

 

RSF BLOG
18 août 2019

[... ] Il se présente comme un recueil d’extraits du journal intime d’un scientifique parti pour une mission de deux ans et demi sur Mars : le temps du voyage, aller et retour, ajouté à celui passé sur place à préparer les bases d’une future colonisation de la planète. Le narrateur est assez pudique, factuel, posé. Il garde une distance avec les évènements, mais aussi avec ses collègues de mission. Les émotions affleurent rarement même si elles existent (la fin en témoigne). Ceux qui ont vu First Man de Damien Chazelle y retrouveront la même distance que celle du personnage de Neil Armstrong incarné par Ryan Gosling dans le film. Seul petit bémol pour moi, la narration très distanciée n’explore pas beaucoup les interactions entre des personnages confinés et isolés du reste du monde.

Aux compte-rendus de la mission, des prélèvements ou des expériences, s’ajoutent des considérations d’ordre plus philosophiques sur la place de l’homme dans l’univers, sur le sens de la vie, sur l’exploration spatiale et les impératifs nécessaires liés à la survie d’une espèce qui détruit son habitat naturel. Le style d’Arnauld Pontier, précis, dépouillé de fioritures inutiles, n’empêche pas quelques envolées lyriques et poétiques. Et, en ce qui concerne la mission elle-même, nous sommes aux antipodes d’un Seul sur Mars : pas de suspens insoutenable, de retournements qui rendent les situations encore plus périlleuses. Non Arnauld Pontier propose une approche réaliste méthodiquement documentée et il nous suffit de connaître les conséquences fatales d’une erreur de calcul, d’un accroc dans le tissu de la combinaison ou d’un minuscule caillou spatial pour appréhender l’épée de Damoclès suspendues au dessus de chacun. L’équipage, formé de quatre hommes et de deux femmes, est d’ailleurs composé de « doubles ». Toutes les spécialités  sont incarnées par deux personnes aux compétences identiques : deux pilotes, deux exobiologistes, deux médecins. Tous assurent la logistique, l’installation des bases, le montage des infrastructures, mais si l’un se retrouve dans l’incapacité temporaire ou définitive d’exercer sa mission, la compétence spécialisée ne se perd pas.

Tout voyage change le voyageur et le voyageur change le monde. Et lorsqu’il est bien conté, le voyage change celui qui l’écoute ou le lit. Mission réussie pour ce voyage Sur Mars d’Arnauld Pontier.

Lhisbei


CHUT... MAMAN LIT !
1er août 2019

J'ai pris mon billet pour Mars et j'ai embarqué en tant qu'observatrice avec le premier groupe d'astronautes en route pour apprivoiser cette planète qui fait marcher l'imagination de l'humanité depuis des siècles. On m'avait promis un voyage littéraire et je n'ai pas été déçue. Le voyage est bien là, embarqués que nous sommes avec ce groupe d'astronautes en route pour les plaines rouges et les plus grands volcans du système solaire.

Arnauld Pontier nous offre une immersion entre imaginaire et histoire de la conquête martienne. Ce petit récit est écrit comme un journal de bord, une fenêtre ouverte sur la première mission martienne. L'auteur nous fait vivre de l'intérieur aussi bien les moments forts comme le premier pas de l'homme sur Mars que le quotidien de ces six hommes et femmes. Sans être totalement un récit de SF, c'est surtout un récit d'anticipation, comme ci cette mission avait lieu demain.

Sur Mars est en plus bourré de références allant de Jules Verne à Hergé en passant par Ray Bradbury et tous les films ayant parlé de Mars. Un court récit particulièrement réussi, chaque description est minutieuse et réaliste, les réflexions des astronautes sonnent particulièrement juste. A mille lieux de Seul sur Mars d'Andy Weir et de son coté très Hollywood, Arnauld Pontier nous propose de vivre l'épopée scientifique de demain en "presque" toute simplicité, en tout cas en toute intimité avec ce journal de bord aux accents de prescience.

Une novella très bien écrite et très juste dans son déroulé qui nous offre bien le voyage littéraire promis !

Anne-Laure


NEVERTWHERE
13 juillet 2019

Avec Sur Mars, Arnauld Pontier nous emmène sur la planète rouge dans un futur proche, alors que la première mission habitée se prépare à quitter la Terre. On suit le journal de bord d'un des participants, qui va raconter les différentes étapes du voyage.

On pourrait penser que ce genre de récit est vu et revu, mais la planète Mars, qui semble à la fois si proche et si inaccessible, reste l’objectif qui fait rêver tous les amateurs de voyage spatial à l’heure actuelle.

Ce qui est plaisant avec la version d’Arnauld Pontier, c’est que sa vision de la première mission habitée vers Mars est très réaliste et n’a pas besoin de sombrer dans le drame ou l’héroïsme pour nous en mettre plein les yeux. Sur Mars rend compte à merveille de ce que pourrait être un vol habité vers Mars, autant d’un point de vue technique que d’un point de vue humain.

L’ouvrage est agrémenté de vues du sol de Mars et de quelques annexes informatives sur la planète et les différentes missions à l’avoir visité qui contribuent à mettre dans l’ambiance et à donner plus de corps à cette expédition.

Parfois, nul besoin d'écrire des milliers de pages pour nous faire voyager. La preuve par Sur Mars, une novella qui n’aura aucun mal à vous mettre des étoiles plein les yeux le temps d’une petite histoire.

Vert


AU PAYS DES CAVETROLLS
25 juin 2019

Les éditions 1115 sont assez récentes mais ont une liste d’ouvrages assez fournie. La maison d’édition est spécialisée dans l’Imaginaire avec comme concept d’être une Agence de Voyages Littéraires qui propose des destinations imaginaires au format poche. Pour eux, les auteurs sont les pilotes et les livres les avions qui amènent les lecteurs dans des voyages vers l’imaginaire. Ils étaient présents aux Imaginales et ayant vu de bons retours sur ce roman chez les blogopotes, je me le suis procuré.

Sur Mars d'Arnauld Pontier est pensé dans l’esprit d’un carnet de voyages vers Mars, un voyage dans le futur qui se déroulera en 2025. Le roman avait déjà publié en 2009 aux éditions Nicolas Chaudun et il a été remanié pour cette nouvelle édition.Il s’agit d’une novella d’une centaine de pages et cette édition est augmentée de données sur la planète rouge et d’images qui apportent un plus au lecteur curieux.

Le roman est écrit à la première personne comme un journal de bord tenu par un des membres de la première mission humaine à débarquer sur Mars en 2025. Le narrateur est un spécialiste en géologie sélectionné pour faire partie de la première mission à destination de Mars avec 5 autres personnes. Le récit est ainsi constitué de la description des conditions du voyage puis de ce qui se déroule une fois sur place. Le but de la mission est d’essayer de mieux comprendre Mars et d’établir la future base pour les missions suivantes. Le récit est une anticipation de ce que pourrait être un vol à destination de Mars et c’est très crédible, l’auteur prenant en compte des références scientifiques claires et documentées.

Le narrateur a une passion pour l’espace et pour Mars depuis l’enfance. Il connait beaucoup de choses sur la planète autant au niveau scientifique qu’au niveau de la culture populaire. L’auteur rend ainsi hommage aux nombreux romans et films qui ont mis Mars à l’honneur. J’ai bien aimé ces clins d’œil à l’univers de la science-fiction et les comparaisons avec la réalité du voyage sur Mars. D’ailleurs, un des aspects importants du roman est le côté réaliste de tout ce qui est décrit. Le lecteur a presque l’impression de faire partie du voyage, de se trouver dans la navette, de sillonner les paysages martiens. L’auteur nous fait partager les émotions ressenties par le narrateur lors de la découverte de la planète, lors du long voyage. Les descriptions sont précises mais ne sombrent jamais dans l’ennui.  On éprouve de l’émerveillement devant les paysages qui naissent sous nos yeux au travers de la plume de l’auteur. Le côté scientifique est documenté, réel sans être rébarbatif. On aimerait presque rester plus longtemps sur Mars, que le roman soit un peu plus long.

Sur Mars est ainsi une très agréable lecture, une novella documentée et bien écrite sous forme d’hommage à la science-fiction. Un roman qui invite aux voyages vers l’espace, qui fait rêver et entraîne le lecteur dans la découverte de la planète rouge. Un voyage qu’on aurait presque aimé un peu plus long.

Célindanaé


XIAN MORIARTY
18 juin 2019

Véritable hommage à la culture martienne (des romans aux films, en passant par les études scientifiques), empreint d’un réalisme troublant, Arnauld Pontier nous fait vivre l’odyssée comme si nous y étions. Nous sommes à bord de la fusée, nous faisons partie de cet équipage mixte, nous partageons le quotidien de ces hommes et ces femmes qui se préparent à mettre le pied sur cet astre mille fois visité en songe.

Un aller simple, direct, qui ravira l’explorateur ou l’exploratrice qui sommeille en chacun de nous. Un récit de voyage où l’émotion flirte avec la contemplation et l’émerveillement, à tel point qu’on en oublierait presque que ce monde fascinant, hostile et inexploré, sera le berceau d’un nouveau départ, d’une nouvelle humanité et que cette rencontre changera à jamais notre vision de l’exploration spatiale.


LE CHIEN CRITIQUE
13 mai 2019

Lorsque l'on évoque l'exploration spatiale, il y a quelques passages obligés pour les astronautes et institutions officiels: la communication, à travers les rapports officiels, les directs formatés ainsi que les anecdotes un peu forcées. Mais du réel vécu de l'astronaute, rien, nada.

Arnauld Pontier, lui, est un astronaute sympathique, il nous livre, au delà de la langue de bois et des passages obligés, son voyage sur Mars. De son enfance, de la transmission paternelle, de ses impressions sur le voyage dans l'espace et de son ressenti sur la mission sur Mars. Qu'est ce que la conquête spatiale ? Pourquoi vouloir à tout prix coloniser ?

Il partage aussi ce que lui remémore ses premiers pas, les images qui lui viennent de ses lectures passées sur cette planète, des représentions littéraires, audiovisuelles à la réalité du terrain. Pas de réel début, pas de fin, juste un récit de voyage, un carnet intime rouge, légèrement mélancolique sur le devenir de Mars : "finira t'elle comme la Terre, surpeuplée, essoufflée ?" 

Une vision intime des premiers pas sur Mars, loin de tout spectaculaire, un voyage unique, sans possibilité d'y revenir plus tard. Un texte légèrement uchronique, un science-based poétique, qui m'a fait un peu penser au Voyage de Baxter de l'autre côté du miroir [...]


LES LECTURES DU MAKI

25 avril 2019

Sur Mars est le journal de bord d'un astronaute participant à la première mission martienne. Le récit n'est pas un texte de science-fiction mais une anticipation qui pourrait presque avoir lieu demain. Pas d'effets de manches, l'auteur décrit ce que serait un vol habité et une mission martienne avec les moyens techniques à notre disposition (excepté un petit aparté sur certains scaphandres !).

Arnauld Pontier montre l'envers du décor. Comment un enfant qui rêve de Mars devient l'un des six membres du premier équipage à s’envoler pour la planète rouge. L'auteur se concentre sur les émotions ressenties lors des longs préparatifs et du très long voyage qui arrive : quand l'espoir et l’émerveillement se délitent, comment les angoisses et les peurs arrivent à percer le coeur de ces hommes et femmes surentraînés. Et surtout, il arrive à nous plonger dans la routine, l'habitude qui petit à petit s'installe à bord du vaisseau.

Arrive le temps du premier pas, de l'installation et de la découverte... les descriptions sont minutieuses, précises. La rigueur scientifique dans toute sa splendeur, rien n'est laissé au hasard, tout est réfléchi... bien sûr quelques péripéties arrivent mais rien d'extravagant. Sur Mars est l'antithèse de Seul sur Mars (ce roman d'Andy Weir où la science laisse place au grand spectacle).

Ce journal de bord est une vraie réussite, un vrai plaisir de lecture écrit par un passionné de Mars qui maîtrise parfaitement son sujet. Ce récit étayé par de nombreuses références scientifiques fait également quelques clins d’œil à la culture SF.

Crédible de bout en bout, Sur Mars, vous fera voyager, espérer et réfléchir. Et surtout il vous fera lever les yeux au ciel, à la recherche de cette petite boule rouge qui éclaire parfois nos nuits. En attendant d'assister un jour prochain à une véritable mission martienne...

Yogo

L'EPAULE D'ORION
14 avril 2019

[...] Arnauld Pontier propose un texte qui relève de la prospective, de l’anticipation réaliste. Ce que Sur Mars donne à lire est le récit très crédible d’une première mission habitée sur Mars, ainsi qu’elle pourrait se dérouler, sous la forme d’un journal de bord écrit à la première personne pas l’un des astronautes de la mission. Celle-ci s’inscrit dans le cadre du projet (réel) Mars Direct de la NASA, tel que détaillé par son promoteur Robert Zubrin dans Case for Mars (1990). 

[...] Le premier chapitre décrit rapidement le parcours d’un homme qui de l’enfance bercée de romans de science-fiction, jusqu’à l’age adulte et les études scientifiques, rêve de Mars. Il est sélectionné pour la mission, et s’envole avec 5 autres membres d’équipage le 10 Mai 2025. La suite de ce court texte est la description du voyage, puis de la mission scientifique sur place qui consiste à installer les habitats et systèmes qui vont recevoir les prochaines équipes. Bien documenté, Sur Mars est une sorte de Seul Sur Mars, dans lequel le personnage n’est pas seul et où tout se passe bien. Ce n’est donc pas vraiment un roman, mais plutôt un récit de voyage à venir. Les descriptions détaillées de la surface de la planète, de sa géologie et de son histoire, fournissent ce sentiment unique qu’on éprouve à la lecture des récits d’exploration.

C’est aussi un hommage aux récits de science-fiction qui ont marqué les lectures de l’auteur. Les références à la littérature y sont très nombreuses (Ray Bradbury, Arthur C. Clarke, Edgard Rice Burroughs, Olaf Stapledon, J.G. Ballard, etc.) ainsi qu’au cinéma.

Texte court mais à la lecture très agréable, on se prend à souhaiter que l’auteur en fasse un récit plus long, un roman pleinement développé. Là, on reste un peu sur sa faim bien que l’heure passée à la lecture soit très plaisante.

FeydRhauta

 

ALBEDO
3 avril 2019

La critique va être assez courte ; en effet, dans Sur Mars, il ne faut pas chercher un monde totalement nouveau qui va émerveiller nos papilles cérébrales par des coloris, une faune et une flore exotiques. Arnauld Pontier magnifie Mars, telle qu’elle est.

En soi, le nom de Mars excite tant l’imaginaire collectif, qu’il n’y a nul besoin d’enjolivures. Mars, planète divine, guerrière, ou Venise à l’échelle planétaire, peuplée d’étranges bonhommes verts, cousins technologiquement plus avancés,…. Mars, nue – à l’image de la Vénus de Milo – s’avère captivante.

Qui n’a pas imaginé l’homme posant un pied sur ce sol ocre? Les plus grands auteurs se sont penchés sur son berceau pour lui offrir monts et aventures. Les cinéastes ont tourmenté nombre de héros sur ces plages rocailleuses. Avez-vous vécu des histoires similaires dans votre vidéothèque intime ? Avez-vous simplement pensé à ce que serait cette expédition ? D’être le premier ou la première à poser le pied sur Mars ?

Vivre une mission exaltante sur la planète rouge c’est ce que vous propose Arnauld Pontier. Mars comme si vous y étiez. Il ne s’agit pas d’un numéro d’un livre dont vous êtes le héros, pourtant la narration à la première personne sous forme de journal personnel approche cette sensation.

Sur Mars
 est un roman de Hard-SF, s’orientant vers l’anticipation. L’auteur vous invite à partager les émotions de cette première fois, les angoisses, les peurs, les espoirs et les rêves de notre protagoniste.

Le titre m’a fait penser à une nouvelle et une novella qui m’ont marquée. Le premier récit avait trait à la planète rouge, « Comment s’est là-haut ? », d’Ed Hamilton. L’histoire très poignante et réaliste retraçait le retour d’un des aventuriers de l’espace, sans chichis, sans exubérance, sans décor en carton-pâte. La novella Sur Mars épouse cette même veine, l’aspect drame en moins, tout en cherchant à être au plus proche de la réalité future.

Le deuxième texte que m’évoque la novella d’Arnauld Pontier, est Retour sur Titan, de Stephen Baxter, qui invite à une exploration mémorable et merveilleuse du satellite de Saturne. J’avais adoré cette immersion dans un environnement aussi unique. Sur Mars vous propose de côtoyer le géant Mont Olympus, le renflement de Tharsis et Elysium Planitia  ou encore la célèbre Vallée Marineris. En bref, des paysages XXXL où le moindre faux-pas est fatal. N’avez-vous pas des frissons en imaginant cette vue, et le danger intrinsèque à ce monde-là ?

Et non, vous ne rencontrerez pas des petits bonshommes tout vert ou gris, pas d’alien sauvage voulant vous dépecer, ou une panne vous poussant à faire pousser vos patates dans vos excréments. Nous sommes dans un récit d’anticipation, qui imagine le contenu et le déroulement de la première mission martienne.

Sur Mars est également rempli de références littéraires, scientifiques et cinématographiques consacrées à la planète rouge, allant de Jules Verne à Ballard, en passant par Burrouhgs ou Lowell, Flammarion ou plus récemment Cameron.

Personnellement, je me suis régalée, mais si vous souhaitez lire un récit dans lequel tout part en cacahuète, je vous conseille de vous orienter vers Games of Thrones. L’aspect Hard-SF ne doit pas rebuter le lecteur, car toutes les notions sont déjà vulgarisées, et de nombreux points explicités. C’est très réaliste.

Loetitia Mauget


UNIFICATION
28 février 2019

Véritable hommage à la culture martienne (des romans aux films, en passant par les études scientifiques), empreint d’un réalisme troublant, Arnauld Pontier nous fait vivre l’odyssée comme si nous y étions. Nous sommes à bord de la fusée, nous faisons partie de cet équipage mixte, nous partageons le quotidien de ces hommes et ces femmes qui se préparent à mettre le pied sur cet astre mille fois visité en songe. Un aller simple, direct, qui ravira l’explorateur ou l’exploratrice qui sommeille en chacun de nous.

Christophe Dasse


BOOK STATION
27 février 2019

[...] Un récit de voyage où l’émotion flirte avec la contemplation et l’émerveillement, à tel point qu’on en oublierait presque que ce monde fascinant, hostile et inexploré, sera le berceau d’un nouveau départ, d’une nouvelle humanité et que cette rencontre changera à jamais notre vision de l’exploration spatiale.

 

BABELIO

28 août 2019 - Patrice Quélard

Ah la vache, qu'est-ce que ça fait du bien de lire un truc comme ça !

Ce petit bouquin vend du rêve, de la science, de la sagesse et de la philosophie comme s'il en pleuvait.

Dans un style impeccable où chaque mot est à sa place, voici le journal de bord d'un futur Neil Armstrong martien tout à fait plausible. Et pourquoi est-il si crédible ? Grâce à l'incroyable documentation sur laquelle s'appuie l'auteur, qui se hisse probablement au rang des meilleurs experts d'astronautisme et de la planète rouge, tout du moins parmi les écrivains.

Sa culture pléthorique sur le sujet transparaît clairement dans la tonne de références qui parsèment son récit (presque trop même, parfois...).

Alors oui, j'en vois qui râlent parce que c'est court. Cet ostracisme bien français contre les nouvelles, je trouve cela tellement dommage, alors que la littérature, bon sang, c'est comme l'amour, il vaut mieux que ce soit court et intense que long et ennuyeux ! Je n'en connais pas tant, des auteurs capables de maintenir une telle densité sur la durée d'un énorme pavé.

Et puis ici, le choix du court se défend pleinement, car enfin, il est très très occupé, ce narrateur anonyme. On ne l'a pas envoyé deux ans sur Mars au prix de 100 milliards de dollars pour qu'il joue les Anne Franck, d'autant plus que quand il se met à son écritoire, Monsieur ne fait pas semblant : il a la fibre littéraire, et ça prend du temps, de ciseler les phrases de cette manière !

Et puis, pensez un peu à l'auteur, que diable ! Songez aux mois de travail de fourmi (et de rat de bibliothèque) qu'il lui a fallu pour rendre un récit aussi proche de la réalité à venir, et d'une telle exactitude scientifique !

Par cette performance remarquable dans le récit d'anticipation, Arnauld Pontier s'impose comme un véritable homme orchestre de la SFF française, aussi à l'aise dans l'historico-fantastique (Le Cimetière des anges) que dans le pulp (trilogie F.E.L.I.N.E.).

Et puis alors un mot pour les éditions 1115... ce relatif petit nouveau va être à mon avis à surveiller de très près, lorsqu'on voit l'excellent travail éditorial qui a été fait sur ce livre (couverture magnifique, typographie irréprochable, superbes photos aériennes de Mars...) 


13 mai 2019 - Belgagirl

Installé à bord de la navette spatiale, le narrateur nous raconte la bien étrange expérience d'un décollage éprouvant et d'un atterrissage à 56 millions de km de notre planète. Arrivé sur Mars, l'équipage découvre des paysages absolument époustouflants, tellement plus impressionnants que ce qu'il avait pu imaginer depuis la base terrestre. Sur fond de love story et de missions de la plus haute importance, l'auteur Arnauld Pontier, qui maîtrise scientifiquement à la perfection son sujet, nous accompagne avec enthousiasme sur la planète rouge sans jamais abuser de détails techniques façon hard science. Bien calé dans un fauteuil, le lecteur boucle sa ceinture pour un départ immédiat. Une écriture riche, des plans séquences très réussis. Un récit rondement mené, même pour les lecteurs qui n'accrochent pas à la S.F !     

27 mars 2019 - Souri7

[...] un grand merci à Arnauld Pontier, qui réussit à nous rendre crédibles et scientifiquement viables ce voyage. L'auteur revient sur les premières missions spatiales ayant donné naissance à ce projet. Les échecs, les réussites sont mis en avant et permettent de voir l'avancée et la ténacité de l'espèce humaine.
L'humour est également présent avec des références entre autres aux anciennes croyances, au fameux canular radiophonique, aux élucubrations inimaginables.
Au final, un voyage plaisant.

25 mars 2019 - Fnitter

[...] Une charmante histoire, un beau récit de voyage sous forme de journal intime. Tous les ingrédients pour une parfaite petite heure d'évasion. Avec ce seul défaut (mais en est-ce réellement un?) qu'il n'y a pas de place pour l'imprévu. Comme dans beaucoup de missions spatiales, tout se déroule à la perfection. On n'est pas dans « seul sur mars » de Weir. Par contre, cela m'a donné une furieuse envie de relire Mars et Retour sur Mars de Bova.

28 septembre 2017 - Mathilde Chau

J'ai adoré ce récit à la fois très poétique et parfaitement maîtrisé dans sa forme.

J'y ai apprécié de très intelligentes insertions d'images liées à l'enfance dans le début du récit, et reprises tout au long du texte pour partager la « jeunesse » et l'ingénuité du narrateur: des références à Hergé avec Objectif Lune, les boîtes de collections de souvenirs, les couvertures de magazines que l'on a tous vu une fois dans sa vie, les citations d'auteurs de littérature classique que l'on lit dans sa jeunesse. Cela génère une banque d'images basées sur des connaissances collectives, des références communes, et ainsi permet des descriptions qui s'ancrent dans un imaginaire parfaitement maîtrisé et « tenu en laisse » ; on ne part ainsi jamais vraiment dans de l'imagination pure ou de l'imaginaire type SF.

Les jeux de couleurs, de descriptions sont d'une incroyable richesse et l'on visualise les paysages martiens avec un mélange de précisions scientifiques et de poésie.

De plus, le fait d'avoir basé le récit sur un journal de bord créé un texte totalement immersif et l'on sort de ce roman en ayant le sentiment d'avoir passé le voyage sur Mars avec le narrateur, comme cela aurait du se faire si la mission n'avait pas été annulée, comme on a tous rêvé de le faire quand on était petit.

Avec ce journal de bord, Arnauld réussit à nous faire vivre cette exploration par toutes les phases que traverse le narrateur depuis le fantasme jusqu'aux désillusions de ce que l'on a trop fantasmé: la rigueur de cette vie, les tâches rébarbatives, l'isolement, la déshumanisation, l'insignifiance de l'homme au regard de la création. On se questionne avec lui quant au sens de la vie et de nos propres créations.

C'est un roman initiatique également: si l'on perçoit les souvenirs de l'enfance dans les premières pages, c'est réellement par son voyage que notre personnage va perdre ses rêves et fantasmes pour se heurter à la réalité jusqu'à revenir débarrassé de son ancienne peau et homme à part entière ( l'Epandex a eu pour moi cet effet peau neuve qu'on attend impatiemment qu'il utilise enfin). Il va en effet progressivement laisser derrière lui les rêves qu'il avait emportés avec lui, tel le grattoir de son père. On assiste à sa venue au monde sur Mars dans un carcan de scaphandre, et ses premiers pas maladroits, aussi bien sur la planète elle-même que dans ses relations avec le reste de l'équipage, la découverte lente de cette planète par ses propres yeux au rythme d'une routine et de devoirs contraignants, jusqu'au dépassement de ces simples actions et la sensation d'avoir achevé, d'avoir créé, d'avoir permis la vie ; de l'avoir vécue.

C'était ma première uchronie SF et je ne peux que féliciter le travail de recherches immense d'Arnauld. le travail de recherche qui rend compte de ce que l'on sait être (sans le savoir à ce point dans le détail) une mission spatiale, l'intelligence des explications apportées en notes, mais également les références littéraires qui font de cette novella une petite pépite de poésie, d'introspection et de rêves mêlés.

Il est amusant de lire ce texte en 2017 alors que le futur évoqué (22 avril 2018, date de retour et fin de la mission) ne se situe aujourd'hui qu'à dans 6 mois !

02 mars 2016 - Danieljan

En effet, cet écrivain à la plume alerte et poétique s'était absenté... Il était parti sur Mars !
Et comme il aime à partager ses émotions, ses ressentis et ses bonheurs, il a rédigé pour nous le journal intime de ce premier périple sur la planète rouge.

Ce livre est une réussite ; très documenté et instructif, il ne fait pas pour autant l'impasse sur les relations qui s'instaure entre les différents membres de l'expédition.

 

AMAZON
13 avril 2015

Je vous vois déjà venir avec vos « Non mais on s’en fout de ça, nous c’est de la SFFF qu’on veut ! » et ben c’est bien ce que je vous propose. Oui oui les amis, il s’agit bel et bien d’un récit de voyage, ça c’est on ne peut plus sûr. Mais pas n’importe quel récit de voyage, c’est celui d'Arnauld Pontier sur Mars en 2016 ! C’est en discutant avec Arnauld que celui-ci m’a orienté vers son récit et je l’en remercie car j’ai passé un très bon moment de lecture.

Le roman est assez court, 149 pages, il se lit très facilement et assez rapidement car très prenant, Arnauld Pontier nous transporte très vite sur Mars, à travers son périple sur la planète Rouge, ou bien devrais-je dire « Barsoom » pour les plus connaisseurs ?

Le récit commence par une jolie introduction, l’auteur nous raconte son histoire fictive de jeune garçon vers la fin des années 70, baignant dans la science-fiction, amoureux de Mars et des voyages spatiaux, à une époque où tout bouge, à une époque où les hommes visitent l’espace, marchent sur la Lune, etc. Nous retrouvons cet enfant, quelque quarante années plus tard, en 2016, devenu adulte et prêt à s’envoler pour la planète qu’il a tant convoité, qu’il a tant attendu de visiter. Ses premiers pas sur Mars, son rêve se réalise, et à travers son carnet de bord, l’on suit son aventure avec ses cinq compagnons.

Le récit se promène entre fiction, le voyage sur Mars, et réalité scientifique et historique, le contexte qui englobe l’histoire. L’auteur connait son sujet, les faits scientifiques qu’il avance, il y a un certain travail de recherche sur Mars et l’espace et il s’agit d’un travail sérieux permettant de donner cette véracité que possède l’histoire, agrémenté par les faits historiques sur la découverte spatiale ainsi que les maints clins d’œil aux classiques tels que Tintin, John Carter, le cinéma et la littérature SF. L’histoire est renforcée par la narration, les descriptions, les explications, conférant une existence à ce carnet de bord et à cette aventure.

En plus de cela, que ce soit de références culturelles, scientifiques ou historiques, l’auteur a parsemé le récit de petites notes que vous pouvez retrouver à la fin de l’histoire ainsi qu’une bibliographie et un dossier assez détaillé sur Mars et son exploration, les missions, etc.

Arnauld Pontier nous offre donc un très beau récit de voyage, assez particulier puisque appartenant au genre de l’imaginaire. Il nous dresse un portrait de la Planète Rouge à travers une histoire bien écrite, aux côtés poétiques, nous permettant de vivre avec lui ce périple en nous convaincant de la réalité de ce voyage. Et je ne peux que terminer en citant la phrase qui m’a le plus marqué et qui est en total accord avec ce que je pense de la science-fiction, « La science-fiction précède souvent la science ». Je ne peux que vous conseiller de lire cette histoire et de vous évader pendant quelques heures au-delà de nos frontières de notre monde visible à l’œil nu.

Valentin T.


FLYNSFFF
30 mai 2013


Je vous vois déjà venir avec vos « Non mais on s’en fout de ça, nous c’est de la SFFF qu’on veut ! » et ben c’est bien ce que je vous propose. Oui, oui, les amis, il s’agit bel et bien d’un récit de voyage, ça c’est, on ne peut plus sûr. Mais pas n’importe quel récit de voyage, c’est celui d’Arnauld Pontier sur Mars en 2016 ! C’est en discutant avec Arnauld que celui-ci m’a orienté vers son récit et je l’en remercie car j’ai passé un très bon moment de lecture.

Le roman est assez court, 149 pages, il se lit très facilement et assez rapidement car très prenant, Arnauld Pontier nous transporte très vite sur Mars, à travers son périple sur la planète Rouge, ou bien devrais-je dire « Barsoom » pour les plus connaisseurs ?

Le récit commence par une jolie introduction, l’auteur nous raconte son histoire fictive de jeune garçon vers la fin des années 70, baignant dans la science-fiction, amoureux de Mars et des voyages spatiaux, à une époque où tout bouge, à une époque où les hommes visitent l’espace, marchent sur la Lune, etc. Nous retrouvons cet enfant, quelque quarante années plus tard, en 2016, devenu adulte et prêt à s’envoler pour la planète qu’il a tant convoité, qu’il a tant attendu de visiter. Ses premiers pas sur Mars, son rêve se réalise, et à travers son carnet de bord, l’on suit son aventure avec ses cinq compagnons.

Le récit se promène entre fiction, le voyage sur Mars, et réalité scientifique et historique, le contexte qui englobe l’histoire. L’auteur connaît son sujet, les faits scientifiques qu’il avance, il y a un certain travail de recherche sur Mars et l’espace et il s’agit d’un travail sérieux permettant de donner cette véracité que possède l’histoire, agrémenté par les faits historiques sur la découverte spatiale ainsi que les maints clins d’œil aux classiques tels que Tintin, John Carter, le cinéma et la littérature SF. L’histoire est renforcée par la narration, les descriptions, les explications, conférant une existence à ce carnet de bord et à cette aventure.

En plus de cela, que ce soit de références culturelles, scientifiques ou historiques, l’auteur a parsemé le récit de petites notes que vous pouvez retrouver à la fin de l’histoire ainsi qu’une bibliographie et un dossier assez détaillé sur Mars et son exploration, les missions, etc.

Arnauld Pontier nous offre donc un très beau récit de voyage, assez particulier puisque appartenant au genre de l’imaginaire. Il nous dresse un portrait de la Planète Rouge à travers une histoire bien écrite, aux côtés poétiques, nous permettant de vivre avec lui ce périple en nous convaincant de la réalité de ce voyage. Et je ne peux que terminer en citant la phrase qui m’a le plus marqué et qui est en total accord avec ce que je pense de la science-fiction, « La science-fiction précède souvent la science ». Je ne peux que vous conseiller de lire cette histoire et de vous évader pendant quelques heures au-delà de nos frontières de notre monde visible à l’œil nu.

Flynn


PLANETE SF
13 avril 2013

[...] Un roman, mais écrit comme un véritable récit (de voyage). Une jolie édition, et un texte court mais vraiment bien.

Flo


LE COIN DES LECTEURS SF
08 mars 2013

Il s'agit vraiment d'un récit de voyage, publié dans une collection appropriée [...] un court récit qui les plongera avec délicatesse dans le grand bain de la SF[...] C'es très bien écrit, sûrement travaillé à partir de documents précis (parcours, conditions climatiques, etc. décrits en détail). Et puis il y a l'interraction entre les personnages, le questionnement sur notre condition humaine. Lee bouquin n'a pas dû avoir un fort écho (même si, après l'avoir lu, j'ai découvert pas mal d'éloges sur le net), et c'est dommage. Faut suggérer à un éditeur spécialisé en SF sa réédition en poche !

Vogg

 

CULTURE SF
19 février 2013

Terminé le très bon Sur Mars d'Arnauld Pontier. Un récit de voyage dans la plus pure tradition des écrivains voyageurs. Belle écriture, vraiment, culture martienne (presque) irréprochable...

Un livre perdu chez un éditeur mainstream, qui méritait certainement une autre diffusion...

Kderre

 

ACTU SF
31 janvier 2013

150 pages très réussies - presque poétiques - sur la première expédition [sur Mars]. Je recommande.

Lulu


FICTION ET ASTRONAUTIQUE
12 février 2012

Un très joli livre, une très jolie écriture. J'en suis sortie séduite, avec une envie folle d'aller, moi aussi, sur Mars... pour y trouver l'amour.

Isabelle

SENSCRITIQUE


Journal de bord imaginaire d'un voyage vers Mars. On s'y croirait, l'auteur a visiblement fait énormément d'efforts pour donner de la crédibilité à son récit sans pour autant le noyer sous la froideur des considérations techniques. Il parvient très facilement a donner de la profondeur au personnage du narrateur auquel on s'attache rapidement.

La grande simplicité de l'écriture et l'originalité de la démarche en fond un petit ovni dans l'univers de la SF francophone. Tous ceux qui prévoient d'aller sur Mars un de ces jours doivent le lire.

Mosk - 22 septembre 2010


Un petit régal !

J'ai lu la critique de Mosk, alors j'ai eu envie de le lire. C'est un petit bijou qui m'a vraiment fait rêver. Bien écrit, joliment édité, à conseiller à celles et ceux qui boudent par principe la SF. J'espère que l'auteur repartira pour une autre planète et nous fera encore profiter...

Flore - 22 novembre 2010 

 

L'ANGE DU BIZARRE
LE BLOG DE JEAN-PIERRE DIONNET
12 août 2010

Mars et ça repart !

Comme je ne peux pas parler de tout, je vais aller vite sur certains livres pourtant indispensables, ce qui est bien dommage ; de plus il est vieux : plus d’un an !Le livre « Sur Mars, récit de voyage » de Arnauld Pontier est un journal de bord d’un voyage sur Mars. C’est factuel, précis, passionnant, humain comme du Heinlein même si cela a été écrit par un écrivain mainstream et actuel.

Il a son secret, simple : il sait tout : voir les notes techniques à la fin, précises, et une bibliographie des romans sur Mars en français assez complète, ainsi que sur les ouvrages sérieux d'écrits sur Mars, il y a même une filmographie assez complète.

Jean-Pierre Dionnet


LES PEUPLES DU SOLEIL
10 décembre 2009

Il est l'heure de s'enivrer !
Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps,
enivrez-vous ; enivrez-vous sans cesse !
De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise.

Baudelaire, "Enivrez-vous".

Je vais faire une confidence, qui n'étonnera sans doute personne : je lis tous les jours. Pas un jour sans ouvrir un livre, en tourner les pages, à m'abreuver de mots. Il y a un côté baudelairien à cet enivrement permanent mais ce n'est pas la question.

Mes lectures présentées sur ce blog sont retenues pour leur thématique (je suis loin de ne lire que des fictions mettant en scène des peuples précolombiens, je ne suis pas à ce point monomaniaque). Les livres que je lis proviennent le plus souvent de rencontres, de hasard. Pour ce qui concerne les fictions mettant en scène des peuples précolombiens, mon esprit est constamment en éveil, que j'arpente une brocante, rende visite à un ami bouquiniste, flâne dans une librairie... Quelques amis nourrissent aussi par leurs envois ma manie de collectionneur.

Ce n'est pourtant pas d'une fiction précolombienne que je vais vous entretenir aujourd'hui mais d'un récit de voyage vers Mars. Ah ! se dit l'amateur de science-fiction (pensant peut-être au trajet de L'Inca de Mars), Mouef se dit l'amateur de récit de voyage, encore des élucubrations, Bof se dit l'amateur de Littérature (la vraie de vraie avec un grand L) encore de la littérature de gare.

Eh bien tout le monde a faux.

Je pourrais bien sûr souligner combien le thème de ce blog est développé dans le roman d'Arnauld Pontier, relevant les passages où le narrateur parle des pistes de Nazca, du cosmonaute maya de Palenque (p. 14, ça vous fait deux références d'un coup), ou bien quand il mentionne les sphères précolombiennes du delta du Diquis découvertes dans la forêt du Costa Rica en 1930 (p. 117) ou encore quand il contemple sur Mars la sonde Viking I et se sent comme l'explorateur découvrant 'un temple inca dans une jungle impénétrable' (p. 129).

Dans ce cas, le tour de la question serait fait et le principal passé sous silence. Car le sujet de ce récit de voyage est assez éloigné du thème de ce blog.

Dans une interview donnée au site Mars & SF Arnauld Pontier explique pourquoi il a écrit cet ouvrage. L'auteur est un globe-trotter, dès son plus jeune âge il a vécu au Laos, en Algérie. Les éditions Nicolas Chaudun lui proposèrent d'écrire un récit de voyage : c'est donc un récit de voyage vers et sur Mars en 2016-2017. Pas de méchants Martiens, pas d'extraordinaires aventures mais le récit de la première expédition humaine (tout à fait humaine) vers la planète rouge qui hante notre inconscient collectif depuis que le rêve lunaire a été brisé/réalisé. Et c'est bien à cela que le narrateur est confronté : il a rêvé enfant, adolescent, jeune adulte de ce voyage vers Mars. La réalité est autre. Il n'est pas dans ces fascicules populaires dans lesquels apparaît Tintin, le vrai le premier, pas celui d'Hergé, celui de RM Nizerolles, né dans une première série en 1911-1913 et repris en 1935 dans Voyages extraordinaires d'un Petit Parisien dans la stratosphère, la lune et les planètes, ni dans ces bandes dessinées petit format Météor, Aventures Fiction, Sidéral ou Atom Kid. Non il est sur Mars et il travaille comme géologue. Et que l'on imagine pas ces multinationales que l'on trouve dans Moon 44. Non, un scientifique. De l'anticipation. Pas de la science-fiction au sens populaire du terme, pas du merveilleux scientifique. Le rêve de Mars, de ses habitants, de ses canaux, de ses satellites-bibliothèques meurt avec l'exploration comme la route de l'ouest vers les Indes est mort avec l'Amérique. Mais si du merveilleux : les paysages martiens, la rêverie de la possibilité du voyage, de l'exploration, la frontière de l'humanité repoussée. Et de la science, cette science qui a quelque chose de Jules Verne (qu'un essayiste qualifie de Poète de la science). 'Regarde de tous tes yeux, regarde !'

Et puis il y a le poids du scaphandre, des autres dans le monde confiné de Mars, le poids d'avoir à personnifier toute l'humanité qui pèse sur le narrateur. Et dans un phare du bout du système solaire, il découvre l'amour. Humain, profondément humain, le premier qui posa maladroitement le pied sur Mars... Le rêve n'est plus de parvenir sur Mars mais d'y installer une part de l'humanité. 'La science-fiction précède souvent la science' (p.57).

Férocias

Repris également par PAPERBLOG


CULTURE MARTIENNE
16 mai 2009

Ce très court roman ravira les amateurs d'aventures spatiales. Vous, lecteurs, qui regrettez peut-être de n'être pas encore nés pour voir se poser le premier homme sur la Lune, serez concernés et touchés par le récit de voyage de cet astronaute qui nous fait vivre à ses côtés son expérience martienne. Les autres comprendront.

Dans un style des plus épurés, Arnauld Pontier nous confie ses sentiments, ses sensations, ses rêves d'enfants qui se réalisent enfin. Car c'est lui qui est tiré au sort parmi l'équipage pour descendre le premier sur le sol rocheux de Mars. Un autre grand pas pour l'humanité est fait, trop vite, sûrement, mais gravé à jamais. Plusieurs tâches sont à réaliser afin de pouvoir accueillir les missions suivantes. Ce n'est pas sans danger, mais la cause est grande.

Arnauld Pontier nous offre une sorte de condensé de tout ce qui entoure son rêve martien. Réaliste à souhait dans son discours scientifique, sensible dans l'approche de son double, cultivé dans l'enrichissement de son texte qu'il entrecoupe de toute une culture populaire, littéraire, cinématographique qui a bercé son enfance et son adolescence. Autant de références qui l'ont forcément conforté dans la voie étoilée qu'il a prise.

Les amoureux de la planète rouge mais aussi des étoiles en général, seront émus à la lecture de ce texte. Ils se reconnaîtront dans ce livre, tourné vers l'avenir ; car s'il parle d'aventure et de rêve, il implique aussi le devenir de l'humanité et l'amour y a sa place. Tant mieux.

À lire sans aucune modération !

Erwelyn

Critique rééditée le 12 avril 2014 par le site  de la librairie SOLEIL VERT


MES IMAGINAIRES
26 avril 2009

Ne vous désolez pas de ne jamais avoir mis les pieds sur Mars : Arnauld Pontier y est allé et raconte dans ce court roman son périple de cinq cent quarante jours.

Tout commence pendant l'enfance, avec une fascination pour le ciel et la planète rouge. Puis la télé, les lectures, tout confirme la décision du narrateur : il sera le premier homme à fouler le sol martien (et le tirage au sort au moment fatal jouera en sa faveur). Préparation psychologique, entraînement physique, puis c'est le grand départ, en avril 2016.

Sur le mode d'un récit de voyage traditionnel (sujet de cette collection des éditions Nicolas Chaudun), Arnauld Pontier égraine ses impressions qu'il saupoudre d'une multitude de références science-fictives. Wells, Flammarion, Bradbury, Burroughs, Robinson, ils sont tous là ces pionniers de Mars dont l'imagination nourrit notre imaginaire depuis des décennies. Les amateurs de cinéma ne seront pas en reste non plus car Arnauld Pontier a tout lu et tout vu sur le sujet. Il n'oublie pas de fournir dans ses notes quelques données scientifiques qui éclaireront les plus néophytes.

J'aime beaucoup le style d'Arnauld Pontier, très poétique et dépouillé, comme en apesanteur. L'histoire elle-même n'est pas absolument passionnante, qui raconte l'implantation de plusieurs bases pour une terraformation à venir. Alors que, disons-le, la fin est ultra romantique, j'ai trouvé que les rapports entre les personnages (quatre hommes et deux femmes) étaient finalement assez peu abordés. On ne sait pas grand-chose de leurs rapports, amitiés et inimitiés, alors que la promiscuité est tout de même un élément majeur de cette mission. J'ai trouvé ça un peu dommage, car c'est un texte très agréable à lire, très bien documenté et qui mêle sans heurt réalité scientifique et imaginaire.

Sandrine Brugot Maillard

Critique également relayée par LECTURE/ECRITURE


LIBRAIRIE SOLEIL VERT
20 avril 2009

 Ce très court roman ravira les amateurs d'aventures spatiales. Vous, lecteurs, qui regrettez peut-être de n'être pas encore nés pour voir se poser le premier homme sur la Lune, serez concernés et touchés par le récit de voyage de cet astronaute qui nous fait vivre à ses côtés son expérience martienne. Les autres comprendront.

Dans un style des plus épurés, Arnauld Pontier nous confie ses sentiments, ses sensations, ses rêves d'enfant qui se réalisent enfin. Car c'est lui qui est tiré au sort parmi l'équipage pour descendre le premier sur le sol rocheux de Mars. Un autre grand pas pour l'humanité est fait, trop vite, sûrement, mais gravé à jamais. Plusieurs tâches sont à réaliser afin de pouvoir accueillir les missions suivantes. Ce n'est pas sans danger mais la cause est grande.

Arnauld Pontier nous offre une sorte de condensé de tout ce qui entoure son rêve martien. Réaliste à souhait dans son discours scientifique, sensible dans l'approche de son double, cultivé dans l'enrichissement de son texte qu'il entrecoupe de toute une culture populaire, littéraire, cinématographique qui a bercé son enfance et son adolescence. Autant de références qui l'ont forcément conforté dans la voie étoilée qu'il a prise.

Les amoureux de la planète rouge mais aussi des étoiles en général, seront émus à la lecture de ce texte. Ils se reconnaîtront dans ce livre, tourné vers l'avenir ; car s'il parle d'aventure et de rêve, il implique aussi le devenir de l'humanité et l'amour y a sa place. Tant mieux.

A lire sans aucune modération !

 

RUE DES LIVRES
1er avril 2009

Arnauld Pontier revient sur terre... En effet, cet écrivain à la plume alerte et poétique s'était absenté. Il revient d'un long et lointain voyage. Monsieur Pontier était parti sur la planète rouge, Mars. Mais comme il aime à partager ses émotions, ses ressentis et ses bonheurs, il a rédigé pour nous son journal intime, précis et soigneusement préparé.

Le narrateur est un scientifique et donc les informations recueillies sont à son image: très documentées et issues d'observations fines. Il ne s'agit pas d'un voyage banal mais de la première expédition sur Mars.

Arnauld Pontier ne se refuse rien et il a raison puisque son dernier ouvrage est une véritable réussite.Très documenté et instructif, le livre n'en oublie pas moins les finesses humaines et les relations au sein de cette expédition.

Edité chez Nicolas Chaudun, ce petit ouvrage raffiné est un régal de simplicité et de beauté, et la subtilité des pages légèrement rosées ajoute une élégance supplémentaire au texte d'Arnauld Pontier, qui ne fait que confirmer son véritable talent d'écrivain.

Marie-Laure                           

Critique également relayée par BOOKNODE     


MARS & SF
25 mars 2009

J'ai trouvé cet ouvrage sur la future conquête martienne trés agréable à lire.

Comme bref journal d'un astronaute propulsé vers son rêve d'adolescent, il n'a pas la lourdeur d'un roman américain et cette apparente légéreté ne dédaigne pas la science fiction puisque tout ce qui se rapporte à Mars y fait (forcement) référence.

De plus pour le novice il constitue une trés bonne introduction aux missions martiennes passées et futures, comme pour le lecteur plus averti une évocation réaliste des possibilités qui s'éloignent inexorablement, 2035 pour les plus optimistes. 

Jacques Garin


Mais aussi...

LE CHOIX DES BIBLIOTHECAIRES

LE CHOIX DES LIBRAIRES

BDFI


 Le courrier des lecteurs 

Ton livre, Sur Mars, que j'ai acheté au salon de Pusignan, est très bien écrit. Je me suis régalée, malgré mes réticences à lire ce genre de livre [SF]... Bravo !

Marie-Christine Auger - 30 septembre 2019

[...] Wôw ! J’ai adoré ! J’ai été vraiment très surpris par la richesse de tes références, de tes recherches. (je dois dire qu’il y avait au minimum un mot par page qui m’était inconnu).
La lecture s’est faite toute seule. C’est très fluide et tellement clair, très facile à suivre et à visualiser. C’est tellement précis et cohérent que ce n’est pas de la science-fiction. J’ai vraiment eu l’impression de lire un véritable récit de voyage qui a bien eu lieu. Pendant un moment (bien trop court), j’ai eu l’impression de voyager dans le temps. Merci à toi.

Benoît Penneçot - 08 août 2019

[...] Combien de fois ai-je relu la première version, qui fut mon livre de chevet entre nov. 2011 et début août  2012, le temps du voyage d'MSL/Curiosity… J'étais bien triste qu'il soit épuisé, alors que je n'arrêtais pas de le conseiller à mes étudiants en planétologie ou en conférence...     

ELw D'e-Zère - 26 juillet 2019

"[...] tout auteur de SF devrait le lire, histoire de prendre une claque !

Laurent Whale - 26 octobre 2018

[...] Vous m'avez fait voyager... et rêver... Merci !

Caroline S. - 23 avril 2010

[...] Je sais très peu parler d'un livre: je sais seulement me laisser guider par la force, la magie des mots [...] j'ai vraiment eu le sentiment, tout au long de ces pages, d'être allée, moi aussi, aussi loin [...] Par la manière que tu possèdes de te mettre dans la peau de ces personnages, si différents les uns des autres, de ces univers aussi divers, ces époques, tu arriveras toujours à nous surprendre.

Cécile F.  - 15 avril 2009

J'ai lu Sur Mars [...] tu m'as fait faire un étonnant voyage !

Sylvain L. - 3 septembre 2009

[...] Je l’ai lu avec une grande attention et un vif plaisir ! [...] Ecriture travaillée et calme, flirtant avec le désuet sans y succomber [...] Sur le plan « documentaire scientifique », suivi rigoureux du « state of the art » d’une mission martienne [...] Notes extrèmement riches et partant culturellement dans tous les (bons) sens [...] Ces trois pieds, ces trois socles, définissent le plan du livre. Comme un système audio à trois sources – le résultat est plus riche que la somme de ses parties. On pourrait presque parler de « geology-fiction » - la roche est d’ailleurs le premier sujet d’émerveillement du narrateur. Le lecteur partage.

François Landon - 4 octobre 2009



Et pour les sympathisants martiens, deux sites s'imposent : Mars & SF et Culture Martienne.